«Gilets jaunes»: la violence du pouvoir attise la violence du pays

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Le premier ministre a annoncé, lundi 7 janvier, une aggravation de l’arsenal sécuritaire avec notamment une loi contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un ciblage préventif de manifestants supposés violents. Sans un mot sur les violences policières, ce choix répressif tourne le dos aux exigences démocratiques confusément portées par les gilets jaunes.

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C’était il y a une semaine, et cela semble déjà une éternité. Au soir du 31 décembre, Emmanuel Macron, parlant debout depuis le palais de l’Élysée, faisait mine de comprendre cette colère qui a éclaté en 2018, une colère, disait-il dans ses vœux, qui « venait de loin », une colère qui, « quels que soient ses excès et ses débordements », exprimait le désir de « bâtir un avenir meilleur ».