Les journalistes de BFM TV inquiets pour leur sécurité

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Les journalistes de BFM TV ont cessé lundi de suivre les "Gilets jaunes" sur le terrain en signe de protestation contre les atteintes à leur sécurité, a-t-on appris auprès de la société des journalistes de la chaîne.
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PARIS (Reuters) - Les journalistes de BFM TV ont cessé lundi de suivre les "Gilets jaunes" sur le terrain en signe de protestation contre les atteintes à leur sécurité, a-t-on appris auprès de la société des journalistes de la chaîne.

Depuis le début du mouvement de contestation, mi-novembre, les reporters de la première chaîne d'information continue de France ont été l'objet de menaces sur les réseaux sociaux et d'agressions physiques sur le terrain, où ils sont accompagnés d'agents de sécurité payés par leur employeur.

"La liberté de la presse est quelque chose qu'il faut intégrer. On peut être en désaccord mais cela ne justifie en aucune façon de s'en prendre à des représentants d'une institution médiatique", a dit à Reuters François Pitrel, président de la SDJ de BFM TV.

Samedi, des journalistes de la chaîne et leurs gardes du corps ont essuyé des coups à Rouen (Seine-Maritime) et à Paris, une journaliste a été blessée à la jambe par un jet de pétard délibéré.

"Pour des gens qui demandent un référendum d'initiative citoyenne, frapper des journalistes n'est pas un acte qui montre que l'on intègre le bon fonctionnement d'une démocratie", estime François Pitrel. "Quand je vais acheter mon pain et que je ne le trouve pas bon, je change de boulangerie, je n'agresse pas le boulanger."

En signe de protestation, les reporters de BFM TV ont décidé de "faire une pause" lundi dans le traitement sur le terrain de la crise des "Gilets jaunes".

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