Enquête sur la police scientifique: «C’est pas du tout comme dans "Les Experts"»

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Dans tous les commissariats de France, un tract trône en bonne place. Il appelle au recrutement des «agents spécialisés» de police technique et scientifique (PTS). Il faut dire que la «PTS», c’est la grande affaire du moment, au ministère de l’intérieur. Une «priorité» même, pour Michèle Alliot-Marie, qui multiplie les déclarations en ce sens. Elle a même une formule, qu’elle répète à l’envi: elle veut de la «PTS pour tous», de «Police technique de proximité», de la science à tous les étages, ou presque, de la délinquance, et plus seulement dans le secteur des crimes et délits les plus graves.
Derrière le slogan (et le prospectus), une réalité. La «PTS pour tous», ça veut dire: adapter les grandes techniques policières, à l’œuvre dans les «grandes affaires», contre la «délinquance de masse». Ça commence par la systématisation de la relève d’empreintes digitales, y compris dans le moindre petit cambriolage, jusqu’à la multiplication de la recherche ADN (pour une histoire de scooter volé, sur des boîtes à pizza envers des jeunes suspectés de jets de pierre contre des policiers ou, même, de simples cambriolages au préjudice assez moyen), et ça peut aller jusqu’à la technique de l’odorologie…