A Grenoble, la marche blanche n’a pas apaisé une immense colère

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Grenoble (Rhône-Alpes), envoyée spéciale.– « La police était derrière eux jusqu’à la mort. » Ce sont les seuls mots que Leila parvient à prononcer. Elle participe à la marche blanche organisée en hommage à Adam, 17 ans, son ami, et à Fatih, 19 ans, décédés le samedi 2 mars. Ce soir-là, les deux jeunes, sans casque, sur un scooter volé, ont trouvé la mort en percutant un autocar alors qu’ils étaient poursuivis par la brigade anticriminalité. Depuis, chaque nuit, des émeutes éclatent dans le quartier Mistral et dans d’autres cités de Grenoble. Pour la seule soirée du 4 mars, près de 65 véhicules ont été détruits par incendie, plus de 10 départs de feu recensés dans la ville et les policiers ont interpellé et placé en garde à vue un homme pour des jets de pierre.