Nicolas Sarkozy cible Jacques Chirac et se déchaîne contre la presse

Par
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

"Une charge très importante contre la presse"

«Jacques Chirac et la presse en ont pris plein la gueule», a affirmé le député Jean-Pierre Grand. «Je regrette que le président de la République ait été aussi dur avec Jacques Chirac, c'est très injuste. (…) Ce n'était pas indispensable de parler de Clearstream, tout cela, on s'en serait bien passé», s'est-il indigné, en se disant par ailleurs « très inquiet quand le président de la République dit que cette nouvelle Constitution va permettre de mettre en place une démocratie civilisée. (…) C'est quelque chose qui me gêne car j'ai le sentiment de vivre depuis 1958 – et même depuis 1950 où je suis né – dans un pays où nous avons une démocratie civilisée», a-t-il lancé.

 

«Le chef de l'Etat a parlé beaucoup du passé», a-t-il regretté au micro de Mediapart, en commentant la rencontre:

 

« La rencontre en elle-même était la bienvenue, l’intervention du chef de l’Etat sur l’ampleur des réformes était utile, a expliqué à Mediapart le villepiniste Hervé Mariton, mais on se serait passé des piques qui ont ponctué son discours. » Nicolas Sarkozy s'est livré, selon le député de la Drôme, à «une critique classique de Jacques Chirac, il a évoqué le temps qu'il [Jacques Chirac] a mis pour être élu et la faiblesse de sa capacité réformatrice».

 

Contacté par Mediapart, l’Elysée n’a pas caché sa gêne face à ce qui ressemble à un dérapage. « Il n’y avait pas de discours officiel », nous a expliqué un conseiller, qui a bien conscience que l'Elysée est à la merci de ce pourraient raconter les villepinistes sur cette rencontre.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale

Sollicité, le député Pierre Méhaignerie a déclaré n'avoir «aucun commentaire à faire» sur la rencontre avec le chef de l'Etat. Le député et porte-parle de l'UMP, Frédéric Lefèbvre, et le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Deflesselles, n'ont pas donné suite à notre demande d'interview.