La souffrance au travail n’a pas déserté Orange

Le procès France Télécom en arrière-plan, des salariés, des syndicats et des médecins du travail rappellent que l’entreprise Orange n’en a pas fini avec les démons de la souffrance au travail, malgré une hypervigilance due au traumatisme des suicides en série, il y a dix ans.

 

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Alors que s’ouvre le procès de « l’ère Lombard » au tribunal correctionnel de Paris, suite judiciaire des dizaines de suicides de salariés de France Télécom entre 2006 et 2010, l’entreprise, devenue Orange, est en « alerte maximum ». Le rappel de cette période, douloureux pour les salariés et leurs familles, permet aussi de prendre le pouls du géant français des télécoms, dirigé depuis mars 2010 par Stéphane Richard. Si le groupe semble avoir bel et bien tourné la page du « harcèlement moral institutionnel », il est confronté à d'autres maux, dans un secteur où la concurrence fait rage : intensification du travail, lente hémorragie des postes, notamment en boutique, et un management pris en tenailles.