Mise en examen d'un Libérien pour crime contre l'humanité

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Un Libérien soupçonné de crimes contre l'humanité, Kunti K., a été arrêté en France mardi et mis en examen à Paris jeudi soir, a-t-on appris vendredi de source judiciaire française.
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PARIS (Reuters) - Un Libérien soupçonné de crimes contre l'humanité, Kunti K., a été arrêté en France mardi et mis en examen à Paris jeudi soir, a-t-on appris vendredi de source judiciaire française.

Le pôle crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre du parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à la suite d'une plainte déposée le 23 juillet par l'organisation non-gouvernementale Civitas Maxima.

Kunti K., ressortissant libérien naturalisé néerlandais né en 1974, a été interpellé mardi par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et crimes de guerre (OCLCHGCG) et le GIGN.

Il aurait été un commandant de l'Ulimo (United Liberation Movement of Liberia for Democracy; Mouvement de libération unie du Libéria pour la démocratie-NDLR), mouvement rebelle armé lors de la première guerre civile libérienne (1989-97).

Il est soupçonné d’avoir commis des actes de torture et de cannibalisme, des meurtres, d'avoir utilisé des enfants soldats et de s'être rendu coupable d'esclavagisme dans le comté du Lofa alors occupé par l'Ulimo, au nord-ouest du pays, entre 1993 et 1997.

"A l'issue de nombreuses investigations, l'intéressé a été interpellé sur mandat de recherche et placé en garde à vue le 4 septembre", précise-t-on de source judiciaire.

"Il a été déféré le 6 septembre au parquet, qui a ouvert une information judiciaire", ajoute-t-on. "Présenté au magistrat instructeur, il a été mis en examen des chefs d'actes de torture aggravés par l'usage d'une arme et la réunion, et actes de torture constitutifs de crimes contre l'humanité."

Kunti K. a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet.

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