Après la mort de Rémi Fraisse, la gauche peut-elle continuer comme avant ?

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C’est son premier manifestant mort depuis Guy Mollet, mais le pouvoir socialiste préfère regarder ailleurs et se réfugier derrière la défense de l'« ordre républicain » et la dénonciation des « casseurs ». Sous le choc, la gauche non-gouvernementale sort peu à peu de sa sidération.

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Assumer un mort, et vivre avec. Le PS au pouvoir semble faire comme si de rien n’était, depuis la mort de Rémi Fraisse, un jeune botaniste de 21 ans, en marge du rassemblement de Sivens (Tarn) il y a deux semaines. Une mort dont les circonstances laissent entrevoir un mensonge d’État (lire nos révélations), qui a été évacuée en une minute par le président de la République au tout début de son émission sur TF1 jeudi, où il a indiqué ne pouvoir « admettre qu'un jeune meure pour ses idées » et devoir « la vérité à sa famille », assurant en tirer « toutes les conclusions en terme de responsabilités ».