François Hollande joue à qui perd gagne

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Jusqu’au bout, le pouvoir n’y a pas cru. Vendredi encore, l’Élysée misait sur un Front national surestimé par les sondages. Il a été violemment démenti : dimanche soir, l’extrême droite arrive en tête dans six régions sur treize. Depuis les attentats du 13 novembre, François Hollande a pourtant adopté une posture martiale et incarné, dans une mesure jusque-là inédite, le tournant sécuritaire de son quinquennat. Il est même allé jusqu’à emprunter une proposition du Front national pour réformer la Constitution. Rien n’y a fait : pour ces élections sous état d’urgence, le FN, à près de 30 %, devance largement la droite (27 %) et le PS (23 %). Le reste de la gauche est atomisé.