Fillon veut rassembler... sans rien changer d'un projet qui divise

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François Fillon en est persuadé depuis le premier tour de la primaire de la droite et du centre. En écrasant d’abord Nicolas Sarkozy, puis Alain Juppé avec 66,5 % des suffrages exprimés au soir du 27 novembre, l’ancien premier ministre estime avoir enclenché une « dynamique puissante ». Et il le promet : il ne s’arrêtera pas là. Jeudi 1er décembre, le nouvel homme fort de la droite a accueilli le retrait de François Hollande d’un communiqué sec. Trois petites lignes prenant acte de la décision de celui qu’il pensait affronter d’ici à quelques mois. « Ce quinquennat s’achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir », a-t-il écrit, avant de vanter la nécessité d’une alternance « solide » dont il se veut le héraut.