L'union républicaine se construit sans le Front national

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La gauche et de nombreux responsables de l'opposition appellent à l'«union nationale». Une grande «marche républicaine» est prévue ce dimanche à laquelle participera l'UMP. Marine Le Pen, de son côté, rode son discours sur la «peur». Jeudi, elle s'est indignée d'être tenue à l'écart de la marche et de cette union, «manœuvre politicienne minable».

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Vingt-quatre heures après l'attentat contre Charlie Hebdo, l'heure est à l'unité nationale. D'une même voix, l'écrasante majorité des responsables politiques a appelé à une forme d'« union nationale » après l'horreur du drame. La première réponse concrète sera une manifestation dimanche à Paris, à 15 heures. À l'exception notable de certains responsables de la droite dure. Et surtout du Front national, qui a commencé à surfer sur le drame en agitant les peurs.