Le gérant d’un salon de coiffure condamné pour traite des êtres humains

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« C'est une grande victoire, et surtout une première dans le monde du travail collectif », jubile Maxime Cessieux, l'avocat de la CGT Paris et de quinze employés d'un salon de coiffure africain du Xe arrondissement de Paris. Ce jeudi 8 février, le gérant du salon, Mohamed B., vient d'être reconnu coupable du délit de « traite des êtres humains » et d'une longue série d'autres infractions par la XXXIe chambre correctionnelle de Paris, à l'issue du procès qui s'était déroulé le 21 décembre dernier. Jusqu'ici, en effet, les condamnations pour traite des êtres humains n'avaient été prononcées que dans des dossiers de proxénétisme ou d'esclavage domestique.