Réforme pénale: Delmas-Marty dénonce une «dérive autoritaire de l'Etat de droit»

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Professeur au Collège de France, Mireille Delmas-Martydécrypte les enjeux de la réforme pénale que veut imposer le gouvernement:supprimer le juge d'instruction, tout en renforçant les pouvoirs d'un parquetqui dépend de l'exécutif. Ce projet gouvernemental cristallise les oppositions,comme en témoigne la mobilisation du 9 mars organisée par une vingtaine desyndicats contre la politiqueen cours.

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Ce 9 mars est une journée de mobilisation nationale dans la justice contre la politique judiciaire du gouvernement. Une vingtaine de syndicats (magistrats, avocats, personnels spécialisés) dénoncent le manque de moyens et la série de réformes qui tendent à «soumettre encore davantage l'autorité judiciaire à l'exécutif». Avec, en première ligne de ce mouvement de protestation, l'«avant-projet du futur code de procédure pénale» qui supprime le juge d'instruction tout en organisant la toute-puissance d'un parquet dépendant du pouvoir politique.