Printemps: l'exemple d'un pillage organisé

En cinq ans, le groupe, endetté jusqu’au cou, a dû vendre une grande partie de son patrimoine, payer des frais financiers immenses, supprimer près de 1 000 emplois. Mais les actionnaires, qui n’ont investi qu’une pincée de capital, vont ressortir avec au moins six fois leur mise de départ...

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Les 3 000 salariés du Printemps sont inquiets. Pour la cinquième fois en vingt ans, le groupe est appelé à changer de main. Fin février, la société Borletti, actionnaire à hauteur de 30 % des grands magasins, a annoncé, comme l’avait dévoilé Mediapart, des négociations exclusives pour racheter les 70 % détenus par le fonds d'investissement RREEF, avec l'appui d' un groupement d’investisseurs du Qatar, derrière lequel il n’y a qu’un seul nom : French properties, émanation du fonds personnel de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al-Thani. Le groupe Borletti, très embarrassé par nos révélations, assure que le montage dévoilé n'est plus d'actualité. Des documents internes attestent pourtant que celui-ci était toujours en discussion début février. 

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