Roms: des expulsions qui ne disent pas leur nom

A l'occasion de la journée internationale des Roms, mardi 8 avril, retour sur une population malmenée en Europe. A coup d'aides financières, Paris organise des «rapatriements humanitaires» de migrants roumains et bulgares, quasiment inexpulsables depuis l'entrée de leur pays dans l'Union européenne.

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Depuis l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne le 1er janvier 2007, les Roms sont devenus des citoyens européens presque comme les autres. A ce titre, ils ne sont quasiment plus expulsables du territoire français, sauf en cas de «trouble à l'ordre public». Pourtant, jusqu'à cette date, les Roumains et les Bulgares représentaient un quart des étrangers en situation irrégulière reconduits de force à la frontière. Interrogé en novembre 2007 sur M6, Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, avait mis en avant ce changement de statut pour s'excuser de ne pas atteindre les objectifs d'expulsion fixés par Nicolas Sarkozy (25.000). A son interlocuteur, qui lui demandait si, malgré la politique du chiffre, «il y aura toujours des sans-papiers sur le territoire français», le ministre avait lancé : «Si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres, et s'agissant des immigrés, que ce soient exclusivement des immigrés légaux avec des papiers, la vérité c'est que c'est un combat permanent.»

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