Enfants maltraités: le risque d’un raz-de-marée à la sortie du confinement

Par Sophie Boutboul

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Pendant trois jours, fin avril, Nathalie* a essayé d’appeler le 119 pour signaler que la petite amie de son fils était violentée par son frère. Démunie, elle a même tenté de contacter Adrien Taquet, le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance, sur Facebook : « Monsieur, cela fait 3 jours que j’essaie de signaler une adolescente en danger au 119 [le service national d’accueil téléphonique – ndlr]. C’est scandaleux de ne pas réussir à les joindre. Service débordé. Que faire ? » « Au bout de onze fois », Nathalie a pu rapporter enfin « les coups de poing et de pied » découverts.