Argent des partis : le gouvernement veut réparer la bourde qui profite au FN

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Le FN se frotte les mains. Les juges viennent de découvrir qu'en 2013, le parlement a effacé par inadvertance du code pénal toute possibilité de poursuivre un parti ayant bénéficié du soutien d'une entreprise privée. Le ministère de l'intérieur réfléchit au moyen de réparer rapidement cette bévue.

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Avis aux trésoriers : la justice vient de s’apercevoir qu’elle ne pouvait plus engager la moindre poursuite à l’encontre d’un parti politique qui serait illégalement financé par une entreprise privée. Alors que les dons des personnes morales (sociétés, associations, etc.) sont interdits depuis 1995, la sanction prévue a été supprimée par inadvertance du code pénal à l’été 2013, lors des débats parlementaires sur les lois « transparence ». Un amendement rédigé par un sénateur étourdi a fait sauter le bout de phrase qui définissait la peine – jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende.