Poursuivi comme passeur alors qu’il secourait sa famille

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quand il a son beau-père syrien au téléphone, un matin d’août 2015, et que ce dernier lui raconte la périlleuse traversée qu’il vient de faire avec sa famille sur un pneumatique des côtes turques jusqu’à l’île grecque de Samos, Stéphan Pélissier n’hésite pas une seconde. Plutôt que de le laisser s’embarquer dans une nouvelle épreuve – la traversée de la mer Adriatique pour parvenir en Italie –, il décide d’aller le chercher lui-même en Grèce. Il ne se doute pas que cela va lui coûter, deux ans plus tard, un procès.