Entre Fillon et le FN, Dupont-Aignan cherche son espace très à droite

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Se dépeignant en seul véritable héritier du gaullisme face à François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan, pour son meeting de lancement de campagne, a pourtant servi un discours aux accents xénophobes et islamophobes que ne renieraient pas les leaders du Front national. Allant même jusqu'à ressortir les « charters ».

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Coincé entre un très droitier François Fillon et un Front national avec lequel il est en accord sur à peu près tout, Nicolas Dupont-Aignan a vu ces dernières semaines son espace politique singulièrement rétrécir. Comme un symbole ? Son meeting de lancement de campagne présidentielle s’est d’ailleurs déroulé, mercredi 7 novembre, non pas dans le grand théâtre de la Mutualité mais dans une plus modeste salle, au troisième étage de l’édifice, où il était entouré de quelques centaines de fans. Les arguments pour faire face aux sarcasmes sont déjà prêts. Celui qui n’aime rien tant que de se dépeindre en candidat antisystème ressort sa citation de Gandhi : « D’abord ils vous ignorent. Ensuite ils se moquent de vous. Puis ils vous combattent et après vous gagnez. » Et de rappeler qu’en 2012, 600 000 Français ont voté pour lui, alors que les instituts de sondage le créditaient d’un score proche de 0 %.