«Séparatisme»: l’Assemblée rabote la liberté associative

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Les députés ont voté les articles du projet de loi « séparatisme » qui facilitent les dissolutions d'associations et créent un « contrat d’engagement républicain ». Celles qui sollicitent l’argent public devront s’abstenir « de prosélytisme abusif ».

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«Ils ont pris un bazooka pour tirer sur une souris, qu’ils risquent de rater en plus. » S’il considère que tout n’est pas à jeter dans la loi « séparatisme », Marc Guidoni, secrétaire général de l’Afocal (association de jeunesse et d’éducation populaire), résume ce que beaucoup redoutent : que la loi « confortant le respect des principes de la République », tout attachée qu’elle est à « traquer le séparatisme partout où il s’infiltre », menace par la même occasion plus de 100 ans « de politique associative co-construite ».