Affaire Darmanin: la dérive ultime du clientélisme à la française

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Tous les commentaires

Gabas le 09/03/2018 12:03:

"Droit au travail, droit au logement, etc., ne sont pas des "passe-droits", mais des droits constitutionnels."

Parfaitement. Et si tous les élus reçoivent des demandes de "passe droit" sur ce qui n'est, en fait, que des droits que des citoyens ignorent, alors il faut le leur apprendre ou leur rappeler, et leur expliquer pourquoi et à cause de qui et de quoi.... des droits constitutionnels fondamentaux pour l'homme, dont celui au travail  ne sont pas respectés. (*)

ET le premier des devoir d'un représentant, non de ses électeurs  supposés ou à venir  mais de tous les citoyens français, n'est pas quémander, ce qu'il ne peut ignorer être un droit , mais c'est de dénoncer publiquement à l'AN et/ou ailleurs, le ou ou les hors la loi qui sont allés ou vont contre ces droits de l'homme et du citoyen. Contre la constitution.

 

(*) Préambule de 1946, partie intégrante et fondamentale de la constitution :

 - Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi.

- La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

 

Tous les gens ayant des besoins ne sollicitent pas des passes droits. On peut agir politiquement, syndicalement,via la société civile etcc

Vous raisonnez dans un monde abstrait : si vous êtes parent isolé avec un salaire médiocre (ce qui empire statistiquement si vous êtes une femme) et des enfants, vous faites seulement comme vous pouvez...

oui la France est une république "bananière".. La preuve, non ?? Rien d'autre à dire... Ah si.. renverser la table !!! et changer de république ?? chiche ??

Darmanin a un peu hâtivement confondu entregent et entrejambe; voilà comment on défraie la chronique...

Moralité (si je puis dire...) il fallait pouvoir assurer derrière mon gars...

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  • 09/03/2018 08:34
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Bel article de fond avec des points de vue différents sur le sujet.

je ne partage pas forcément la conclusion qui considère une position asymétrique et de pouvoir entre le demandeur et l’élu, au moins dans les communes où le maire essaie de faire ce qu’il peut pour aider (arrières pensées ou non) tout en sachant très bien qu’il ne peut pas grand chose.

je n’aimerai pas forcément être dans ses baskets et pas certain qu’il se considère comme un dominant.

Je pense que dans beaucoup de cas le maire des petites communes se démène pour ses administrés.
Pour ce qui concerne Darmanin, son comportement me parait plus que limite et assez assimilable à celui qu'exerçait le seigneur du moyen âge sur ses gens.
Il est d'autant plus critiquable qu'il permet à Darmanin de clamer qu'il n'a jamais violé.
L'utilisation de la position dominante est évidente.
Triste individu.

JP N

Belle expérience ... Merci.

 

Le mécanisme est simple: une lettre d'intervention du "puissant" est toujours ressentie comme une menace possible pour le bureaucrate. 

Ah oui !

C'est la base ! Comme on dit dans les cours de nos collèges.

Tout cela est infiniment moins grave que l'affaire Le Friand, non ?

Non, c'est exactement à ranger dans le même rayon des petites corruptions quotidiennes, cet habitus (folklorique), si français !

Gouttes à gouttes, le tonneau se remplit et amène, ce qu'on appelle : le dégagisme. Ou un certain ras le bol, si vous préférez...

Oui, ce cas de Corée nous turlupine.

Si on est en recherche de sensationnel, on doit effectivement trouver cela léger.

En revanche, le cas Darmanin n'exclut pas de prendre son temps et de faire le point sur les pratiques analogues et le mode de fonctionnement de nos institutions, de leurs  représentants.

Sur Darmanin il n'y a rien de neuf.

Mais c'est le premier article dans la série qui ouvre le sujet, donne la parole et apporte des points de vues différents.

Et le plus intéressant.

Vous avez trop écouté Eddy Mitchell...

Léger, léger... ? Le caleçon rouge était en soie ? laughing

Répondre à Jean-Pierre Boudine :

Votre machisme affiché, pour ne pas dire votre mépris pour la moitié de l'humanité (répété, car ce n'est pas la première fois), fera que je ne pourrais plus prendre vos revendications politiques, dites "de gauche", au sérieux !

Contrepèterie double, et engagée ! Nous avons les mêmes lectures...

Vous dites des bêtises, Annie. Je vous mets au défi de trouver dans mes commentaires quoi que ce soit qui justifie de me traiter de "macho" ou de parler de mon mépris. J'appartiens à une génération (la même que la votre, je crois) où l'on pouvait parler librement, user d'humour, sans précautions jésuitiques, et sans se faire insulter.

Démocratie représentative = MAFIA Pour éviter ce genre d'esclavage des administrés les peuples doivent se prendre en main et arrêter de donner du pouvoir a tous les pervers et détraqués. Il a une bonne tête de violeur ce Darmanin DSK et autres pervers, ils sont bons a travailler dans un goulag ces gens-là pour un morceau de pain et un verre d'eau. Savourez vos représentants bande de cons :)
Et vive la dictature du peuple
Combien, comme moi, écrivent un lettre mielleuse à leur maire d'arrondissement (je suis parisien) pour obtenir un service et... dans le secret de l'isoloir votent pour qui ils veulent. Qui est coupable ? Quel est le critère de favoritisme ?

Le titre est accrocheur et trompeur. Il s'agit pour l'essentiel d'un article bien équilibré sur la forme de clientélisme la plus bénigne : les lettres de recommandation émises par un élu pour satisfaire un électeur, souvent sans efficacité et sans autre contrepartie que l'espoir de son vote favorable ultérieur.  Les dérives délictuelles de ce clientélisme sont naturellement développées et le cas "Darmanin" pouvait y être cité à titre d'illustration, emblématique si l'on veut...

Avec quelque prudence toutefois car je ne crois pas que nous disposions de la version de Darmanin et il y a quelque différence selon que

- il ait requis explicitement la faveur sexuelle en contrepartie de son intervention

- il ait accepté une faveur sexuelle en contrepartie de son intervention

- la relation sexuelle ait été voulue par les deux personnes indépendamment de la demande d'intervention

- il se soit fait piéger par une personne lui faisant croire à son désir mais souhaitant en fait le  le compromettre pour des avantages futurs

Bon !  Je suis bien d'accord que les versions les moins défavorables à Darmanin ne sont pas les plus crédibles, et que la meilleure possible suppose un manque de rigueur et une imprudence coupables. 

Se faire piéger deux fois, c'est trop ballot...

Clientélisme : un gros mot bien français ! Ce n’ est pas encore comme ça chez nous et  pourvu que ça dure!et le jour des élections, j’ espère bien que l’ on ne votera pas pour les macarons et compagnie venus d’ ailleurs  même pas foutus de défendre les leurs !

Laissons faire la Justice, et occupons-nous plutôt du cas Bérég, hum, Le Friand.

Vous savez c'est idem dans les  grandes entreprises privées; les postes ouverts sont publiés conformément à la politique de l'entreprise, mais le poste ou le stage est déjà pourvu; c'est assez fréquent

Très vrai chez Airbus par exemple ou dans des instituts de recherche (ils ciblent un chercheur et publie l'annonce collant à sont profil.. tant pis pour les 100 autres qui enverront leur candidature)

 

Bon article. Pourtant...

Une majorité d'entre nous n'aurait donc jamais écrit à un élu pour solliciter un geste dérogatoire au sort commun, pour sortir de la mouise, aider ses enfants, vivre  un peu mieux....Le français est indécrottable, il coupe la tête des rois au nom de l’intérêt général et de l'égalité, mais est le premier à défendre volontiers ses intérêts privés et égoïstes en sollicitant les mêmes rois pour y couper.

Et dans le privé, se faire un réseau est enseigné dans tous les cursus pour trouver le chemin de "la réussite ou du travail", même aux chômeurs, c'est quoi un réseau si ce n'est l'outil de base du clientélisme...

Tant que le clientélisme  aura des clients, on n'en sortira pas, oui,  c'est nous... les clients.

Rien à voir entre un réseau professionnel et du clientélisme.

Il n'y a pas de réseau étanche à la corruption même la plus douce.

Vous escaladez d'un cran ou deux, entre relation de confiance, clientélisme et corruption ce n'est quand même pas tout à fait la même chose.

 

Tout à fait d'accord. Même dans les maths, il y a des réseaux et des lobbys, et il est avantageux de connaître du monde. Les Savonaroles de bazar nous la baillent belle. On doit pouvoir condamner les abus sans verser dans l'angélisme. C'est difficile ? Oui, c'est délicat. Il y faut de la mesure, qualité rare. Mais qui prétend être un ange est souvent juste un menteur.

J'ai croisé des francs mac, des anciens élèves de grandes écoles, des asso de corpo, et bien, si vous jouez le jeu, l'ascenseur des services vous aidera, suffit de prouver votre appartenance, vous aurez piston, moins cher,  plus rapide ou intro auprès des puissants. Sans moi.

Si on avait pas valorisé fin des années 90 , le concept ( marketing) d'élu de proximité ( jusqu'au président de la République. On se souvient de la campgne de Jospin et celle de Chirac) qui sous-entendait son obligation d'agir sur le réel donc le quotidien des gens. Ce qui sous-entendait qu'il fallait que les élus règlent les problèmes quotidiens auxquels les gens étaient confrontés, on en serait pas là.

Vous soulignée exactement le seul moyen de sortir par le haut de ces situations. Quand c'est le chaos, les gens pensent à leur gueule. Ce connard d'Éric Raoult est la caricature du politique. C'est lui qui disait devant caméra qu'il refusait de construire 20% de logements sociaux pour éviter de déplaire à ses administrés. Et après il explique que c'est normal de donner un coup de pouce et que ça n'engage à rien...

A propos de réponse collective et d'efficience il me revient l'exemple de Véronique Debue, adjointe aux affaires sociales de sa commune de Caumont sur Durance.

Cette élue a réussi à mettre en place un contrat après appel d'offres avec une mutuelle accessible au bénéfice des administrés.

Voilà ce que j'appelle de l'efficience ! smile

Je suis d'accord avec vous sur le fond, mais le qualificatif de "connard" pour Eric Raoult est fortement déplacé, ça relève de l'insulte purement et simplement.

Ben... pour quelqu'un qui nous prend pour des cons...

J'ai le souvenir d'une mairie qui souhaitait supprimer les permanences élus parce qu'au final, 3/4 des gens venaient pour obtenir un logement, et que la mairie ne voulait pas faire croire qu'il y avait des passes-droits.

Après la difficulté vient aussi d'une administration de plus en plus dématérialisée, les gens veulent des interlocuteurs qu'ils n'ont plus: l'accueil physique se fait au minimum et celui téléphonique est souvent soit externalisée soit vu comme secondaire. Quant aux mails, il y en a souvent en quantité donc ingérable.

Ce contact permet au moins à l'élu de faire preuve d'un peu de pédagogie, de faire remonter au niveau central les problèmes et de pointer du doigts les cas limites.

De simple bon sens. smile C'est un "choix" de "société", "industrie-bourse-consommation" vs Bien commun.

Mais tout le monde fait du clientélisme... sans le savoir comme Mr Jourdain ! 

Qui ne reçoit pas des mails de collègues, voisins ou proches leur demandant de "pousser " la candidature du petit dernier à un stage, ou alternance ou vrai job ?

Même si ces collègues sont Mélenchonistes ou sympatisants du NPA, personne ne néglige de solliciter un petit piston

La procédure normale serait de passer par le site internet et sa rubrique RH , ... qui y croit vraiment ??

c'est aussi du clientèlisme, petit mais réel, car on peut en contrepartie recevoir un retour bien utile dans certains cas. C'est le "renvoi d’ascenseur"

J'en reçois pour ma part des dizaines par an et je les traite toujours de la même façon : je transmets à la RH , je leur donne les opportunités que je connais, mais rien de plus

Même si ça me gène humainement de ne pas en faire plus

Ne pas confondre clientélisme et réseau. Le.clientelisme est un échange et un abus de pouvoir. En revanche, si quelqu'un se porte garant d'un autre, alors cela diminue les délais d'entretiens. 20 rdv de 30min et c'est 10h qui dégagent. Tout cela doit se faire à compétence égale : si on embauche le neveu du copain que pour ses liens de sang, la on est dans le passé droit...

Naïf.... les liens de sang et d'amitié l'emporte évidemment. je suis sûr que tous on en a des exemples proches.

Un seul exemple: dégoter un stage chez Airbus est facile si vous avez un parent qui poussera votre dossier. Lors de mon dernier stage là bas, il n'y avait que 100% de pistonnés (parents proches ou amis de la famille d'un décideur); sauf moi car un de ces pistonnés avait renoncé au dernier moment, et donc j'étais le suivant sur la liste...c'est exactement comme ça qu'on me l'a présenté)

C'est ca la culture du piston. Ce qui ne sont pas dedans sont naîfs bien sûr....

Vous qui vous revendiquez de ce genre de pratique. Sachez que si votre technique fonctionne encore, c'est qu'une grande partie de la population en est exclu.

Le clientélisme existe depuis que le pouvoir existe... Mais il est absolument inacceptable de la part d'un élu de la république (je parle des députés - et non des sénateurs tous corrompus par des pratiques d'infiltration des réseaux de "grands électeurs"!) de pratiquer cette forme d'influence sinon de corruption...

De plus nos chers potentats, pantins du pouvoir, savent très bien choisir les bénéficiaires de leurs actes "charitables" (au sens propre et figuré du terme)... Les "petit(es)" susceptibles d'avoir une influence sur leur proche entourage... Ce genre de pratique est très sensible en province (par exemple dans mon département) où l'on voit des réseaux de commerçants "amis" bénéficier des largesses pécuniaires (et pas que...) d'élus.

Cela a des retombées considérables... Des dépenses de première nécessités sont détournées au profit des fanfaronnades des protégé(e)s ami(e)s du député... Par exemple, le contournement routier d'une agglomération (très polluée) est ajourné pour permettre à des copin(e)s infuent(e)s de construire un haras qui ne sera fréquenté que par les friqués du coin!

Le moindre fait de clientélisme devrait être sanctionné (ad minima) par le renvois de l'élu incriminé vers ses pénates...

A quand la révocabilité immédiate d'un représentant de la république pour faute grave ou incompétence? (Les deux sont souvent corrélatifs: pour les députés, le travail (réel) en commission en est l'exemple le plus éloquent.)

A quand la condamnation des gens de pouvoir pour faits de pollution, de nuisance, d'abus sexuels, d'influence et de restriction des libertés (par exemple dans le choix des évènements culturels) ????

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  • 09/03/2018 10:46
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50 000 demandes de logements sociaux en attente dans la métropole lilloise !

Faudrait envoyer une lettre au maire pour lui demander combien de temps ça va durer ces conneries d'allègement des cotisations patronales sur les bas salaires.

Enfin, ce dont est accusé Darmanin (agir en échange de relations sexuelles) est beaucoup plus grave que du seul clientélisme, ou gestion d'urgence..

La misère sexuelle de darmanin EST une urgence...

Qu'il aille se branler dans ses chiottes alors.

Quoi qu'il ait fait ou pas, ce type me débecte.

********

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  • 09/03/2018 12:05
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Quand Mediapart (mais pas que.. ) nous affiche ses gros titres allécheurs: "Par ici Mesdames Messieurs vous allez voir ce que vous allez voir, du scoop, du sensationnel, de l'incroyable.." et que dans le le texte, il n'y a que des banalités que tout le monde connait depuis des lustres, on est dans le clientélisme, dans la publicité mensongère, ou dans l"accroche usuelle de la presse....?

Vous trouvez ca normal qu'on puisse obtenir un logement social en couchant avec un élu ?

La force de l'habitude peux-être ? 

Non..

Et d'ailleurs on ne l'obtient pas...

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  • 09/03/2018 12:35
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Bon article , mais il faut à mon sens distinguer le cas des élus nationaux ( sénateurs/députés ) et le cas des élus locaux.

Les élus nationaux n'ont aucun pouvoir , mais ils représentent leur circonscription. Leurs électeurs attendent d'eux des interventions et ils/elle le font , sachant que ça ne sert à rien à part faire plaisir à l'électeur.

Les élus locaux , notamment les maires, ont eux de vrais pouvoirs (logement, crêche etc.)

Par ailleurs , la France n'est pas un cas particulier , contrairement à ce qui est suggéré dans l'article.

 

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  • 09/03/2018 13:18
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Le clientélisme? droite et gauche et pour le commun des mortel cela existe depuis la nuit des temps en entreprise ou ailleurs faire profiter les siens, son clan , et son pouvoir mal universel depuis la nuit des temps pas nouveau et on fait qioi dans les entreprises idem comme dans les communes la loi des copains et du pouvoir et de l'argent !

Venant de Michel Sapin le commentaire est plutôt drôle smile

Les paroles sévères de Michel Sapin sont passéistes, paralysantes pour les néolibéraux.

Courageux de s'affirmer à contre-courant de Modernité, la doxa économique.

Peut-être est-il pas loin de la retraite ??? 

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  • 09/03/2018 14:53
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D’accord pour une enquête sur les dîners en ville de tous ces élu.e.s, les convives ne doivent certainement pas parler que de la pluie et du beau temps ?

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  • 09/03/2018 15:31
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En tout cas en ajoutant cet article as celui du specialiste de la constitution on ne peut que conclure que la France n'est pas un pays démocratique et qu'il y a une forte perversion du systeme pour en agraver les effets.

Les députés ne representent pas leur circonscription ni leurs electeurs, mais un bloc lambda. De plus ils recoivent leur pouvoir de ces gens, mais n'ont aucune raison de les consulter avant un vote. Mais nous gaspillons beaucoup d'argent pour qu'ils puissent avoir une permanence dans la circonscription, et même qu'ils y emploient des assistants parlementaires a 3 sous. Ils recoivent aussi de l'argent pour voyager alors qu'ils n'en ont nul besoin. Je continue??

En fait l'union europeenne est a l'image de la France, une vache a lait pour engraisser les rejetés du systeme electoral, au nom de quoi????????

Il est clair que mettre un zozo style Macron etait une urgence. Trop de discussion sur la non-democratie française aurait fini par interpeler la population. On ne sait jamais. Quelqu'un aurait pu se demander si pour regler les problemes economiques il n'etait pas urgent de recuperer sous forme d'impot les dividendes et autres jetons de presence de conseil d'administration et remettre tous les salaires au meme niveau.

 

Je suis certainement stupide et tout ce beau monde qui pécufie ad vitam aeternam sur ces histoires de pince-fesses en sait plus long que moi.

Je voudrais donc que l'on m'explique ce que vont faire toutes ces nanas dans LA CHAMBRE de Tarek Ramadan, ou de Darmanin... Peut-être pensent-elles que parce qu'elles ont un chiffon sur la tête, le cher homme n'a plus rien dans le slip... Il paraît que plusieurs d'entre elles  sont des call-girls à la retraite. Je crois que j'emploie très ma retraite à moi.....

très mal...

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  • 09/03/2018 16:42
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En tête de l'article, les auteurs écrivent : "...l'affaire Darmanin est le fruit d'une conception très française des rapports entre politiques et administrés..."

Il me semble qu'il n'y a rien de spécifiquement "français" dans les diverses formes de "clientélisme" qui y sont décrites : de tels comportements des gens de pouvoir existent, adaptés à chaque époque, depuis la nuit des temps. Souvenons-nous des "clients" des patriciens de l'Empire romain !

Le clientélisme est depuis toujours une corruption si ancienne et banale de la démocratie représentative. Et qui marque la totalité des pays européens et des institutions européennes.

Dans un contexte perpétuellement "électoraliste"et "lobbyiste", l'activisme "clientéliste" fait pleinement partie du travail politique partisan. Le Parti qui voudrait vraiment combattre de tels procédés se tirerait une balle de gros calibre dans le pied.

Et, en réalité, ces procédés sont hypocritement induits et soutenus par une grande masse de citoyens et entreprises avides de petits et gros avantages, privilèges,"passe-droits", prébendes et promotions...

Les mêmes, ensuite, ne manqueront pas de disserter sur les dérives et dérapages de leurs représentants.

Cela dit, l'exploitation du clientélisme à des fins sexuelles représente le niveau le plus bas, abject et minable de ces pratiques et très souvent la tasse de thé de "pervers narcissiques" à la recherche du plaisir de  dominer en humiliant. Il s'agit alors d'une pègre psy de la politique pour laquelle l'abus sexuel est le signe tangible, bien concret, de leur misérable réussite carriériste.

Je suis effondré par ce genre d'analyse qui laisse entendre que la fonction élective est une fonction de corruption.

Les élus sont au service de leurs administrés, et les administrés sont exigeants mais plus encore ont de grandes difficultés à comprendre les subtilités de leurs droits face à une administration.

Combien de personnes ont des difficultés de lecture ? combien de personnes ont des difficultés d'écritures ? combien de demandes administratives sont elles simples et évidentes ?

Le clientélisme c'est être au service ? il faut être un bobo égalitariste pour défendre de tels arguments.

Si il y a un médiateur de la république, si il y a un défenseur des droits c'est bien parce que notre administration est incapable de gérer les limites !

Si vous avez affaire à la justice, il faut avoir les moyens de se payer un avocat, à 250€ de l'heure l'on ne gagne pas grand chose en tant qu'avocat, mais peu de gens peuvent se le payer.

Alors si aller voir son Maire c'est se placer en position de corrupteur ou va-t-on ?

Concernant les faveurs sexuelles, ce que montre cette histoire c'est plutôt quelqu'un qui accepte, au moins pour la première fois, plus qu'il ne sollicite, cela ressemble à des tentatives de corruption. Que celui qui cède à ces tentations soit déclaré indigne de l'exercice de charges publiques, cela me semble une justice bien expéditive peu préparée au pardon, en particulier lorsque ces situations se retrouvent devant les tribunaux. Offrir ses charmes puis crier à l'abus de faiblesse parce que l'on n'obtient ce que l'on souhaitait semble bien pueril, que des avocats se lancent là-dedans, c'est pour se faire un nom, le client étant insolvable. 

Il ne faut pas alors s'étonner de l'état de nos prisons, du système carcéral et tutti quanti, les Fouquier-Tinville sont légions dans ces commentaires.

Entre revenir aux ligues de vertu et lutter contre les porcs le chemin est assez étroit sur un sujet aussi difficile à mesurer. 

Il est tellement facile de tout mélanger, comme d'ailleurs cet article sur le lycée de Barcelone où l'on évoque des procédures qui n'existent pas pour tous les enfants qui arrivent en cours d'année ou bien qui repartent ...

 

"Combien de personnes ont des difficultés de lecture ? combien de personnes ont des difficultés d'écritures ? combien de demandes administratives sont elles simples et évidentes ?"

Sont-ce les mêmes abonnés qui critiquent l'aide aux gens en difficultés et qui insultent les collègues qui OSENT écrire des commentaires avec des fautes d'ortographe ?

Le célèbre maire de Nantes lors de son premier mandat devait s’assurer de 10.000 voix pour être réélu : il a fait construire 5000 HLM (soit 10.000 à15.000 voix garanties )et les a distribués à une clientèle « choisie « par ses services amis ...Est ce du clientélisme ?

Si c'est de Jean-Marc Ayrault dont vous parlez, il me semble que son mandat de premier sinistre a prouvé qu'il n'était pas de gauche (bien qu'il s'y croit encore et qu'il s'y affiche), mais aussi que votre argument est fielleux car d'un autre coté, ceux qui n'aiment pas les HLM auront donc voté contre lui.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

"la société française peine « à reconnaître ces situations structurelles d’inégalités, ces formes de domination, ces asymétries de positions sociales ».

Tout est dit. Excellent article. La corruption, le favoritisme, le passe-droit... émanent tout autant d'une demande que d'un usage. Ils sont comme un reste de la "dépendance personnelle" et du système Don/contredon - qui sont l'essentiel de l'histoire économique de l'humanité, avant le triomphe de l'utilitarisme rationaliste (je pense au cours de Pierre Bourdieu 1992-1993, publié sous le titre "anthropologie économique"). Cette "relation personnelle", y compris de "dépendance" (docteur, sauvez-moi ! aussi bien que Monsieur le député, sauvez-moi), est (ou était) le cœur du "charisme" (au sens Max Weber) de la fonction d'élu. On ne se déplacerait que très peu aux "élections", s'il ne s'agissait que de désigner, "par une sorte de loterie", un agent impassible et froid de l'abstraction technique de la loi et de l'état. Un rendez-vous sans lettre de recommandation à la fin avec un élu, c'est la consultation chez le médecin sans ordonnances à la fin. Le "patient" semble avoir perdu son temps. Le praticien se sent inutile et rabaisser dans son prestige. Admettons aussi, au-delà de la manipulation du "jeu", par des pervers polymorphes, que ce sentiment de "don/contre-don) individualisé, de l'"aide généreuse", sans garantie de retour, est un des "plaisirs" de la condition humaine. Quant en outre, ces pratiques sont aussi systématisés par les "real politik school" (j'ai entendu des consultants experts science-po/élection, "conseiller" des élus, en charge du logement social, de "multiplier les entretiens individuels" (jusqu'à 1800 personnes "recues-traités, par des maires-adjoint), en faisant quasiment disparaitre la "concertation collective", et vidant de leur contenu les "médiations" des "groupement intermédiaires". Où le "marketing" investit le potlach, tout comme jadis, la spiritualité du Cénacle dégénéra en "gestion de la charité" d'un cynique "contrôle social" sans âme ni élévation.

Je dirai qu'il n'y a pas de "solution juridique, donc technocratique, qui puisse résoudre la question (qui n'est pas d'abolir toutes "relations personnelles"! dans un univers d'"intelligence artificielle"). C'est beaucoup moins à l'état, à la technostructure, à la "politique spécialisée", de "changer" ou de s'autotransformer (le "transformisme", théorisé naguère par et autour du grand homme politique italien Giolitti, 1842-1928, semble l'essence de la politique contemporaine), mais à la "société" - c'est à dire les individus - de mieux parvenir à s'auto-analyser, dans sa déficience de "socialisation primaire" (dont la genèse et au niveau de individus, dan leur dasein (être-là jeté dans une finitude précaire et angoissante).

Il faut remercier à Mediapart pour un traitement non, "médiatique", mais véritablement "sociologique", du "fait divers", qui invite en vérité à "dépasser" les "ponts-aux-ânes" grossiers qui enferment nos perceptions et nos raisonnements. Le traitement du passe-droit scolaire, illustré par l'infinie mauvaise foi (digne du garçon de café du sartre de l'être et le néant) de l'inénarrable "famille Le Drian", invoquant la raison d'état anti-terroriste pour justifier de la "désorganisation profonde" de cette famille d'ayants droits et d'héritiers (le principal problème du "pouvoir" : la gestion des "tribulations" grossissantes des "Hommes Forts"), qui ne parviennent même pas à "planifier leur temps donc leur avenir", et n'ont strictement aucun sens de la "manoeuvre" (je parle de ce vieux ministre inepte qui a intellectuellement atteint depuis très longtemps son asymptote - vieux bébé régressif entièrement manipulé par des "entourages"). Mais cette "question le drian", loin d'être une chose "coupée du monde" , n'existante qu'au sommet (le conspirationnisme populiste), est plutôt un des innombrables bouts de la pelote qui se dévide, dans tous les espaces possibles du "corps social" et corps sociaux des espaces réels, jusqu'au sujet - continent mystérieux - du "trafic d'influence" et "allocations des ressources" dans les distributions des "biens publics".

une-petition-pour-soutenir-les-balkany

A partir du moment où un élu peut gérer à sa guise une cagnotte, ou peut jouer d'initiatives discrétionnaires, le clientélisme devient consubstantiel. Le seul moyen d'y échapper revient à ce que faisait Isabelle Attard lorsqu'elle était députée: que toute attribution soit le fruit d'un comité citoyen.

 

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  • 10/03/2018 13:31
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Bon eh bien vous m'avez convaincu : finir au lit, c'est un moindre mal

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  • 10/03/2018 18:39
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"Michaël Hajdenberg, Marine Turchi et Antton Rouget" trois journalistes pour un article sur le Darmanin, c'est grand luxe aujourd'hui.

 La Corruption ça a du bon, relation consentie par des citoyens majeurs, bienpensants.

La satisfaction doit être partagée, puis advient le népotisme et le cercle se restreint.

Élargissons ce cercle et admirons la manœuvre.

                                                              La F.D.J. en vente. 

Préalablement j'ai distribué la corne d'or aux premiers de cordée, (3 milliards, au doit mouillé), nous sommes chez nous, je fais l'appel d'offre règlementaire.

                                                               In the pocket !

Moralité ! Le Bonneteau et le Billard a trois bandes, je préconise, ça marche, en ce moment.

Si ça va durer longtemps?

                                                                 Probable!     

                                                             1ena.jpg

                                                             

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Sauf mention contraire, toutes les personnes citées ont été interviewées cette semaine par Mediapart. Pierre Lascoumes est directeur de recherche du CNRS au Centre d'études européennes de Sciences Po. Il a coordonné au Cevipof un ensemble d’enquêtes sur les représentations sociales de la corruption. Fabien Desage est enseignant-chercheur en science politique à l’université de Lille 2, il a travaillé sur les politiques de logement et est membre du collectif de chercheurs Degeyter, qui a analysé dans un livre la transformation de l’agglomération lilloise.