Sur la ZAD, «on tue l’espoir et on sème la colère»

L’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été plus massive et plus brutale que beaucoup s’y attendaient lundi. Au moins neuf lieux ont été détruits, dont la ferme collective les Cent Noms, l’un des lieux les plus impliqués dans les projets agricoles de la zone. Cette démolition suscite l’indignation de nombreux paysans et soutiens du mouvement.

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C’était le lieu symbolique de l’avenir de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, que l’État dit vouloir encourager : les Cent Noms, collectif installé sur la zone depuis le printemps 2013, s’est fait violemment expulser lundi 9 avril en fin de matinée. Comme en témoignent les images filmées par Mediapart, l’intervention policière a été brutale et sans pitié contre près de 200 manifestant·e·s qui résistaient pacifiquement. Les personnes venues en soutien de la ferme ont subi de nombreux jets de gaz poivre, très douloureux dans les yeux, le nez et la bouche. Elles ont été littéralement poussées hors du champ par les boucliers des gendarmes, qui ont reçu en retour de nombreux projectiles de boue.