Le 4 mai, une Assemblée générale d'étudiants et d'enseignants-chercheurs en langues, lettres, sciences humaines et sociales (LLSHS) de l'université de Franche-Comté, à Besançon, a voté la validation automatique du second semestre, c'est-à-dire la non-tenue des examens de fin d'année. Dans un contexte national de reprise globale des cours – même si des blocages ont de nouveau été décidés cette semaine à Bordeaux 2 et Paris 4 notamment –, la fac de LLSHS de Franche-Comté, après neuf semaines de grève, reste très perturbée. Alors que gouvernement et députés UMP ne cessent désormais d'accuser les universitaires de compromettre l'année de travail de leurs étudiants, à Besançon ce sont des étudiants et non des profs qui empêchent la tenue des partiels.