A Mayotte, des expulsions massives et des milices violentes

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Archipel des Comores, envoyé spécial.– Il est midi, des agents de la police aux frontières (PAF) portent sans ménagement un homme jusqu'au bateau où patientent depuis de longues heures déjà des femmes et des enfants en état de stupeur. La plupart ont été arrêtés la veille dans les rues de Mamoudzou, la capitale de Mayotte, et ont passé une nuit dans des conditions dantesques au centre de rétention administrative (CRA) de la Petite-Terre. Dans quelques minutes, le ferry Maria-Galanta de la compagnie SGTM quittera le quai de Dzaoudzi, pour transporter ces cent cinquante personnes à 80 kilomètres de là jusqu'à Mutsamudu, île d'Anjouan, Union des Comores.