Traite négrière: Bordeaux toujours aux prises avec son «tabou» mémoriel

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L’humeur noire du titre, c’est celle que ressent Anne-Marie Garat chaque fois qu’elle retourne à Bordeaux, sa ville natale. « Quelque chose de pénible s’y trame, l’ennui ou l’amertume qu’on traîne comme d’une rupture qui s’est mal passée », écrit-elle. Dans son dernier livre (Actes Sud, 2021), la romancière dissèque une colère qui lui est venue à la lecture d’un cartel, il y a quelques années, dans les salles consacrées à la traite négrière du musée d’Aquitaine, en plein centre de Bordeaux.