Affaire Bettencourt-Woerth: le rapport cousu de fil blanc de l'Inspection des finances

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L'Inspection générale des finances (IGF) remettra, lundi 12 juillet, un rapport sur les éventuelles ingérences dans le dossier fiscal Bettencourt. Il est par avance acquis que ce rapport sera vide. Placée sous les ordres du ministre des finances, l'IGF n'est pas une autorité indépendante.

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Mais pourquoi diable Nicolas Sarkozy a-t-il eu la malencontreuse idée d'enrôler l'Inspection générale des finances (IGF) pour tenter d'obtenir d'elle une sorte de caution morale, attestant qu'Eric Woerth, du temps où il était ministre du budget, n'est intervenu en aucune façon, directement ou indirectement, pour freiner ou empêcher une enquête fiscale sur Liliane Bettencourt ? L'initiative est doublement détestable. Parce que la ficelle est un peu grosse et que le dénouement est par avance connu: il n'y aura rien dans ce rapport ; et de ce rien, le chef de l'Etat cherchera à tort à tirer argument. Et puis aussi parce que le chef de l'Etat va ainsi ternir l'image d'un grand corps de l'Etat, qui a mieux à faire, dans ses missions de contrôle et d'inspection, que de servir de supplétif au pouvoir dans une affaire d'Etat.