Jean-Marie Bockel mange son chapeau et se trouve des «points communs» avec Philippe de Villiers

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Cet été, ils étaient nombreux à s'émouvoir de l'arrivée de Philippe de Villiers dans le comité de liaison de la majorité présidentielle. Aujourd'hui, tous sont rentrés dans le rang, stratégie électorale oblige. Ils l'assurent, le président du MPF mangé à la sauce UMP sera plus light. A commencer par le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, qui s'en explique à Mediapart. L'ancien socialiste a accepté ce ralliement, tout comme il n'a pas bronché lors de son éviction, sur demande de l'ex-président du Gabon, du secrétariat à la coopération.

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En août, Jean-Marie Bockel dénonçait le président du Mouvement pour la France (MPF) et annonçait un combat «viril» (lire notre article du 18 août). «Ça risque de tanguer au sein de la majorité», affirmait-il dans La Croix le 13 août. Pire: ce rapprochement n’est pas «facile pour [lui]», confiait le secrétaire d'Etat à la justice. «Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions, je pense surtout à Philippe de Villiers, très éloignées de celles que j’ai moi-même prônées ou défendues», ajoutait-il, citant notamment «les questions de société, ou les questions européennes».