Conflit d'intérêts: le conseiller «justice» de Nicolas Sarkozy se prend pour son avocat

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Le conseiller «justice» du chef de l'Etat, Patrick Ouart, reconnaît, dans un livre à paraître, coopérer à la défense de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream. Une procédure dans laquelle M. Sarkozy intervient à titre privé, faut-il le rappeler? «Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts», assure Patrick Ouart. Quoi qu'il dise, ses déclarations confirment le tour très singulier et le mélange des genres donnés à la conduite de cette affaire judiciaire par le plus haut personnage de la République.

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Dans un livre à paraître (Justice, le ministère infernal, par Mathieu Delahousse, Flammarion), un court passage éclaire les coulisses du dossier Clearstream tel qu'il est géré par la Présidence de la République. «Le Président veut en avoir la maîtrise. Ce pourrait être une privatisation de ma fonction. Mais ce n'est pas le cas. Dans ce dossier, je conseille Nicolas Sarkozy. Ses intérêts sont défendus par un duo formé de Me Thierre Herzog et de moi-même. Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts», déclare le conseiller «justice» de l'Elysée, Patrick Ouart, à l'auteur du livre – un journaliste du Figaro, Mathieu Delahousse.