Policiers, votre signature s'il vous plait!

Par

Depuis jeudi, c'est l'effervescnce dans les commissariats. Tous les gardiens de la paix et brigadiers de France et de Navarre ont jusqu'à aujourd'hui, «14 heures», pour prendre connaissance d'une «importance communication ministérielle», vantant les mérites d'un protocole d'accord salarial qui ne fait pas l'unanimité. Ils sont même sommés de signer un avis de bonne réception. De quoi attiser la grogne qui monte.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est un petit mail, qui a déboulé en urgence jeudi dans tous les commissariats de France. Il émane de la Direction centrale de la Sécurité publique. En substance, le courriel dit que ça vaudrait mieux pour tous les gardiens et brigadiers de la Paix qu’ils aient bien lu, avant ce lundi (l’heure est même précisée : avant «14 heures»), deux courriers que nous nous sommes procurés : , l’autre de , qui tous deux vantent le protocole d’accord signé le 22 octobre entre le ministère de l’Intérieur et un des syndicats de police, Alliance () . Un protocole qui porte sur le pouvoir d’achat des policiers et de leur temps de travail. Le hic, c’est que la réforme passe mal. Et qu’au moment où le mail partait, un peu partout en France, différents syndicats (dont l’Unsa Police et le Syndicat général de la Police) distribuaient des tracts appelant, entre autres, à une manifestation prochaine. Selon nos informations, la Direction centrale de la sécurité publique (qui, au bas mot, dirige tout de même 80.000 hommes) ne serait pas la seule à s’enquérir dare-dare de la bonne information de ses rangs. Celle des CRS (15.000 casqués) en aurait fait de même.