Les lobbyistes d'Acadomia: «Satisfait ou remboursé» !

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L'Assemblée nationale avait supprimé en novembre le crédit d'impôt qui assure, depuis des années, la santé des entreprises de soutien scolaire. Affolée, la société Acadomia avait embauché dans la foulée un cabinet de lobbying. Ce dernier vient de justifier ses honoraires: lundi, le Sénat a discrètement enterré la réforme.

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Acadomia, la plus grosse entreprise de soutien scolaire en France («Bachelier ou remboursé»), vient de remporter une véritable Blitzkrieg au Parlement – un modèle du genre. Grâce à une campagne de lobbying d'une dizaine de jours, Acadomia a obtenu que le Sénat enterre, lundi 7 décembre, un amendement «hostile» voté par l'Assemblée nationale trois semaines plus tôt, à une large majorité.
Ce dernier, déposé par le député UMP Lionel Tardy, s'annonçait catastrophique pour le chiffre d'affaires de la firme créée en 1989 (37 millions d'euros en 2008): en quatre petites lignes, il supprimait le «crédit» d'impôt offert aux familles consommatrices de cours privés à domicile, autorisées jusqu'ici à déduire de leurs impôts 50% de leurs dépenses parascolaires. En clair, l'amendement tuait la poule aux œufs d'or.