A Bordeaux, La France insoumise voit la vie en jaune

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Pour l’organisation de Jean-Luc Mélenchon, les « gilets jaunes » amorcent la révolution citoyenne appelée de ses vœux par l’ancien candidat à la présidentielle. Mais paradoxe : pour capitaliser sur le mouvement, il ne faut surtout pas tenter de le « récupérer ».

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Il aura fallu du temps, beaucoup de temps, mais nous y voilà. « Des événements comme ça, on en voit un ou deux dans une vie », a lancé, en vieux sage, Jean-Luc Mélenchon, devant le millier de militants réunis pour la convention de La France insoumise (LFI), organisée les 8 et 9 décembre à Bordeaux. Pour l’heure, l’ancien candidat à la présidentielle n’a que des raisons de se réjouir du soulèvement des gilets jaunes. Le mouvement, citoyen et populaire, donne du crédit à sa ligne « populiste » développée pendant la dernière présidentielle : la lutte du « peuple » contre « l’oligarchie », la mise en œuvre d’une écologie accessible à tous, la résolution de la crise démocratique par une constituante permettant de changer en profondeur les institutions…