Le «peuple du Trocadéro» enterre quinze ans de cycle politique

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Ce qui s’est joué autour du maintien de François Fillon dépasse la valse des défections, des retournements de vestes, des grandes déclarations et des bruits de couloir. Le rassemblement du Trocadéro, l’abandon d’Alain Juppé et les atermoiements des centristes, marquent la fin définitive de l’UMP (devenue LR) telle qu’elle avait été conçue en 2002, comme une fusion des « droites républicaines ».

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D’une déclaration à une autre. De la conférence de presse de François Fillon, mercredi 1er mars, à celle d’Alain Juppé, lundi 6 mars. Il aura fallu cinq jours à la droite et au centre pour mettre un terme définitif à 15 ans de cycle politique. Le grand rassemblement des « droites républicaines », né sous le nom de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) après le 21 avril 2002, n’est plus. Son agonie fut longue. Sa disparition, le fruit d’une lente évolution idéologique et de nombreuses batailles intestines. À moins de 50 jours de la présidentielle, nul ne sait par quoi il sera remplacé au lendemain du 7 mai.