Après les européennes, le PS s'offre une synthèse, «le moral en moins»

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Le conseil national du parti socialiste a fait dans le tristoune virant presque à l'inutile. Embryons d'annonces, essentiellement organisationnelles, velléités de rassemblement dans une «maison commune» qui en laisse beaucoup dubitatifs, primaires «remises à plus tard». Mais à entendre tous les cadres présents, en marge de cette réunion à huis-clos censée permettre un rebond après la défaite aux européennes, l'essentiel semble sauvé et tout le monde est «derrière Martine». Les derniers à ne pas être encore membres de la pléthorique direction vont être intégrés. Et Ségolène Royal obtient son poste à l'Internationale socialiste et publie un communiqué pour faire savoir qu'elle fait la paix. Une bonne grosse synthèse, en somme. Même si les dents grincent, et que certains évoquent «un nouveau clivage transcourant en train d'apparaître, entre anciens et modernes».

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Il est 21h30 quand Pierre Larrouturou s'exprime à la tribune du conseil national du PS. Et ils ne sont plus qu'une cinquantaine de survivants dissipés à écouter à moitié l'infatigable zébulon agitateur d'idées socialistes (sa dernière: des états généraux de l'emploi). Ce mardi, le débriefing à huis-clos des européennes a tourné court.