Sécurité: le «discours de Grenoble» inscrit dans la loi

Par

Malgré les protestations de trois ex-premiers ministres de l'UMP, Nicolas Sarkozy fait passer son «discours de Grenoble» dans la loi. Des sénateurs de sa majorité viennent de céder aux oukases présidentiels, deux jours après avoir refusé le nouvel arsenal sécuritaire voulu par l'Elysée.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Rien n'y a fait. Ni les protestations de trois ex-premiers ministres de l'UMP – Alain Juppé, Jean-Louis Raffarin et Dominique de Villepin – contre les excès du «discours de Grenoble» et les nouvelles mesures sécuritaires exigées par Nicolas Sarkozy. Ni les réserves de la commission des lois du Sénat face aux amendements apportés in extremis par le gouvernement pour transposer ce fameux discours du 30 juillet dans la loi sur la sécurité en cours d'examen au Sénat. «Ma capacité à céder sur ce terrain est égale à zéro», avait affirmé M. Sarkzoy à sa majorité, le 8 septembre à l'Elysée.