Affaire Luc Besson: la plaignante victime d’intox dans les médias

Après avoir déposé plainte pour viol contre Luc Besson le 18 mai, l’actrice Sand Van Roy a été qualifiée de « call-girl » et accusée à tort d’avoir affirmé avoir été droguée par le cinéaste. Autant d’imprécisions et d’erreurs qui ont discrédité d’emblée sa parole et qui reflètent les difficultés souvent rencontrées par les femmes témoignant de violences sexuelles.

Lénaïg Bredoux, Marine Turchi et Geoffrey Le Guilcher

10 septembre 2018 à 18h58

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C’est une peur sans cesse exprimée par les femmes qui souhaitent témoigner de violences sexuelles. Voir sa vie disséquée dans les médias, les clichés sur les « filles faciles » ressortir dans la bouche de commentateurs du samedi soir ou la moindre phrase détournée pour mieux discréditer le récit. C’est ce qu’estime avoir subi l’actrice Sand Van Roy, qui a déposé plainte pour viol contre Luc Besson le 18 mai. Elle raconte aujourd’hui comment certains articles de presse ont d’emblée décrédibilisé sa parole, autour d’une obscure histoire de drogues, quand un hebdomadaire l’a présentée à deux reprises comme une ancienne « call-girl ».

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