A Marseille, l’application de la loi sur la prostitution a pris du retard

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Vous n'avez pas tort, et je me contenterai d'ajouter que le seul titre " A Marseille, l’application de la loi sur la prostitution a pris du retard " a suffi à me faire éclater de rire...

Peut-on dire aux Marseillais qu' il y a des fois où leur génie séculaire de prendre le temps sans s'énerver est vraiment réconfortant ?

Je ne suis pas du même avis: on n'a pas le droit de vendre un rein par exemple, ni de vendre la dépouille de sa grand-mère. La liberté de commerce a des limites définies par l'intérêt général, comme toutes les libertés !

Il y a des statistiques (âge moyen d'entrée dans la prostitution: 15 ans; espérance de vie des prostitué(e)s: 42 ans; proportion de prostitués victimes de réseaux criminels: 80%) qui montrent bien à quel point la prostitution est une violence et un enjeu de santé publique, et pas un business comme un autre.

Voici quelques liens si vous voulez faire autre chose que fermer les yeux:

https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2018/03/30/prostitution-liberte-sexuelle-ou-liberte-de-consommer-du-sexe/

https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2018/01/19/prostitution-liberalisme-et-esclavage/

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/978118-la-prostitution-est-une-violence-contre-laquelle-nous-deputees-devons-lutter.html

Nous sommes d'accord. On n'a pas le droit de vendre un rein, ni la dépouille de sa grand mère. Donc, c'est interdit, le législateur a pris ses responsabilités et a prévu des sanctions. Mais il n'a pas eu l'idée stupide d'autoriser la vente d'un rein ou de sa grand mère en pénalisant leurs éventuels acheteurs.

La prostitution est-elle un fléau ou non, je n'ai pas la compétence pour le dire. Mais ne pas interdire la prostitution, si c'est nécessaire, et pénaliser les clients est une absurdité juridique.

Tabac, alcool : deux dangers amplement rappelés. Imaginez une seule seconde que leur vente soit autorisée, leur achat pénalisé ?

Le problème vient de personnes qui, à tous les niveaux, du maire au député, s'estiment au dessus des règles légales, en oubliant que la légalité de leurs décisions reste soumise à des contrôles supranationaux (CEDH, CJCE) ou nationaux. Conseil Constitutionnel, mais pas que lui: le juge pénal peut écarter tout acte administratif non conforme au droit interne.

Gag: les juges ont compétence pour décider si une baisse de limitation de la vitesse constitue ou non une erreur manifeste d'appréciation. Pauvres Préfets, qui s'estiment le vice-roi de leur département  !

Pas de morale, SVP, mais se souvenir que les règles de droit s'appliquent à tous, y compris à ceux qui nous gouvernent.

Le parquet de Marseille a raison en ne poursuivant pas les clients. Il sait qu'il n'aurait aucune chance de gagner et qu'un échec serait contre-productif.

Je ne ferme pas les yeux, je déplore que les décideurs n'aient pas le courage de prendre les décisions qui s'imposent si la prostitution est nuisible, et puissent créer un délit dont le principe est juridiquement indéfendable.

D'accord, beaucoup de clients, par honte ou pour que leur épouse n'en sache rien, ont accepté de payer une amende en échange de la discrétion. Cela n'enlève rien au fait qu'ils ont payé pour une infraction qui n'a aucun fondement juridique.

Bof bof bof..." franchement?  : "La prostitution est-elle un fléau ou non, je n'ai pas la compétence pour le dire." vous ne trouvez pas que c'est un peu fort de café ! Demain les femmes accèdent à l'égalité et nous mettrons donc des hommes à notre service pour nos caprices sexuels sans lendemains? Et....  préférentiellement des hommes jeunes bien faits et bien pauvres et (ou) sans papiers. Voyons! La prostitution des femmes et des transgenres, a toujours relevé de la misère sauf pour une minorité dont les fantasmes s'accommodent de cette activité sexuelle lucrative - pour eux, les indépendant-es- Parce que sinon c'est le bas fond de nos sociétés et l'expression la plus vile de l'inégalité, de l'exploitation et de la misère entretenue par les hommes pour se persuader qu'ils flottent au-dessus des propres misères qu'ils endurent. Il existerait donc toujours une  inéluctabilité d'une "poubelle érotique" dans laquelle déverser toutes ses frustrations et pulsions agressives accumulées et transformées en " une-jouissance-sur-et-dans-un-e-autre-chosifié-e " ? ...

 ... Pour le moment seulement ...Parce qu'il faut que ça change!

Quand je croise sur une départementale célèbre du côté d'Aix des enfants mineures ( et ça se voit) attendre le "client" (appelons-les "des monstre d'indignités": celui qui ne supporte pas que sa fille ne l'appelle pas au téléphone quand "elle sort! ") ... Elles donnent bien le sentiment qu'elles n'ont aucun autre choix que celui de subir les cent pas dans l'attente des assauts rétribués de ces faux hommes frustrés qui les assujettissent à n'être qu'un "cul-à-dominer" et surement pas un être à conquérir.

La prostitution résiduelle et tenace de la société des hommes depuis des millénaires ne relève t-elle pas de l'interprétation religieuse qui a ôté aux femmes le droit d'exister? Ne réside t-elle pas dans l'angoisse d'être trompé  par la jouissance féminine cosmique que les hommes cherchent peu ou prou à détruire car elle les inquiète ? La prostitution des femmes doit-elle perdurer quand dans le même temps celles-ci s'affirment, conquérantes, comme  un être humain différent et respectable?.. Quand les hommes persistent  à les inféoder à la partie sexuelle attirante et reproductrice de leur être, en les humiliant toujours, en tous lieux, tout le temps ne devons-nous pas avoir une autre ambition pour notre espèce quand la planète peu à peu se délite probablement aussi à cause de cela.....

"La tolérance" relevée plus haut n'est que le maintien des acquis des "mâles" pour continuer de chosifier les "femelles" en tant que " biens" de possession, y compris dans la multitude (la polygamie) En chosifiant toute chose, toute vie, tout bien commun n'est-ce pas là l'auto destruction qui est invoquée?

Enfin, quand je croise ces enfants qui se vendent, j'ai l'estomac qui se noue. Je voudrais tordre le cou à leurs proxénètes, émanciper ces enfants-filles en leur redonnant confiance. J'ai d'ailleurs contacté "le nid" et sa directrice : " ma démarche : Au moins secourir les plus jeunes??" .... frown

Au "nid", des gens formidables qui bossent comme des fous.... Et qui sont parfois accablés comme nous le sommes.

Je fais du droit. Si on veut supprimer la prostitution, pourquoi pas, qu'on ait le courage politique de l'interdire. Toute autre solution est juridiquement inepte, donc vouée à l'échec.

En droit comme en médecine, les considérations autres que purement techniques n'existent pas. Un chirurgien ne va pas refuser d'opérer pour un cancer du foie au motif que c'est la faute de son patient alcoolique.

Donc, si vous ne me comprenez pas: je n'ai pas compétence pour dire si la prostitution doit ou non être interdite de manière générale et absolue, et je m'abstiens. Mais à vous qui souhaitez l'abolir, ce que je conçois, je réponds qu'il faut utiliser des moyens légaux efficaces et non la perlimpinade hypocrite consistant à pénaliser les clients. Ou alors il faut bouleverser le droit économique et son corollaire: le principe absolu de la liberté des activités économiques, sauf exception, c'est à dire avant tout l'interdiction d'exercer celles qui sont nuisibles.

La pénalisation des clients ne peut être que la conséquence d'une telle interdiction, préalable nécessaire. 

On est d'accord, "c'est le système qu'il faut changer ":

" il faut bouleverser le droit économique et son corollaire: le principe absolu de la liberté des activités économiques, sauf exception, c'est à dire avant tout l'interdiction d'exercer celles qui sont nuisibles."

ou bien réguler à mort en retrouvant-restaurant la Démocratie.

Qui au fond de lui même a le désir que sa fille se prostitue?  Or il existe aujourd'hui dans le système capitaliste "new wave" des centres de formation (même pas déguisés) de prostitution des jeunes filles ( l'exemple de l' Espagne)

 ( autre article )

Il n'y a aucune règle à changer. Il suffit d'appliquer les règles qui existent sans créer un mille feuilles législatif qui, lui, est inapplicable. 

La pénalisation du proxénétisme, ça existe. La possibilité juridique d'interdire la prostitution, ça existe. L'accompagnement des prostituées pour les aider à sortir de ce qui constitue pour la plupart un enfer, ça existe.

Par contre, pénaliser les clients d'une activité qui n'est pas interdite, ça ne peut pas exister.

C'est comme la sécurité routière: au lieu de se concentrer sur une minorité de fous dangereux, qui ne sont inquiétés qu'après avoir causé un accident, on pénalise tous les autres.

Mauvaise politique pour un mauvais résultat

Le droit, c'est pas ce qui a été inventé pour civiliser les rapports humains en modifiant les rapports de force ?

 

Pénalisation des clients... Sur la nationale déclassée en départementale près de mon domicile, comme sur bien des routes de France, une camionnette est garée dans un chemin adjacent. Elle est là chaque fois que je passe. Mais c'est sans doute un plombier réparant les tuyauteries.
Donc comment se fait-il qu'on tolère la présence de prostituées au bord de la voie publique puisqu'il est pénalement répréhensible d'y faire appel ? Hein ? Qui peut m'expliquer cela ?

Encore un exemple de la schizophrénie française : les dépités et sénateurs bouffis passent leur temps à pondre des lois qui ne sont pas appliquées, sauf pour le petit peuple toujours taxé.

Mais si, la loi de 2016 est appliquée, des clients ont été verbalisés, et d'autres ont changé leurs habitudes par crainte de la sanction ou peut-être par la prise de conscience que ce n'était pas un comportement très éthique.

L'article mentionne comme d'autres que la loi de 2016 a conduit à une baisse notable de fréquentation: pour une fois qu'une loi produit rapidement les effets attendus ! Combien de lois, en comparaison, restent à l'état de voeux pieux sans effets mesurables ?

Si baisse notable il y a eu, c'est concernant la prostitution de rue, celle que vous voyez dans certains quartiers la nuit tombée, voire en journée.

Depuis plusieurs années déjà, de nombreuses TDS travaillent via internet et des sites de petites annonces/escorting.

Cette loi ne fait donc que repousser ces situations dans des endroits beaucoup plus glauques, avec plus de risques, VIH/sida et autres MST/IST, violences, baisse des tarifs, etc.

Louisse FESSARD a, dans un précédent article après entretiens avec des acteurs de terrain, justement dressé un premier bilan de cette loi - le rapport institutionnel se faisant toujours attendre.

Au vu de ces éléments, je vois difficilement comment on peut trouver que cette loi prouve déjà son efficacité, et permettra d'endiguer la prostitution.

Quant à moi, je me garderai de tout jugement éthique ou moral.

 

Facile à expliquer, je l'ai déjà dit. On n'a pas à "tolérer" la présence de prostituées, ni l'exercice de la prostitution, pour la bonne, simple et suffisante raison que ce n'est pas interdit, et que ce ce qui dans un pays de droit tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Si vous voulez savoir pourquoi cette règle de pénalisation de la clientèle, interrogez votre député !

Parce que l'idéal n'est pas qu'elle aille dans un bosquet à la merci de la folie d'un dingue mais bien qu'elle soit aidée à entrevoir quelque chose d'autre dans sa vie..Quand aujourd'hui on retrouve des BB sans domicile fixe croyez-vous que les gouvernants ont le moindre souci pour celles qui " se débrouillent " selon eux dans la jungle des désirs féroces des hommes?..

Toujours la même réponse; il manque de l'argent pour le peuple? Non on sait où il se trouve..Maintenant à lui de décider d'aller le chercher là où il est et non plus de reconduire au POUVOIR tout le temps les mêmes escrocs!!

Vous ne faites que confirmer mon discours.

Il est vrai qu'il y a dans cette affaire beaucoup d'incohérence et d'hypocrisie.

Femmes où êtes-vous ?? exprimez vous SVP.

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  • 11/09/2018 17:10
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La prostitution est le plus vieux métier du monde. Je pense que les conséquences du progressisme ! ne vont pas arranger les choses. Il faut bien manger !!

Les abonnés de MDP sont des petits saints !!

Arces "La prostitution est le plus vieux métier du monde."

encore et toujours les mêmes lieux communs rabougris.

So boring !

Il est effectivement important de découpler morale et droit.

Sur le plan humain, on est abolitionniste ou non, chacun selon ce qu'il estime juste.

En droit, le système fonctionne sur une hypocrisie générale, l'Etat acceptant sans difficultés que l'on se prostitue, tant que cela ne se voit pas.

L’activité est juridiquement licite, mais pas le fait d'y recourir ; plus tordu que ca...

C'est pourquoi Me SPINOSI, au nom de 9 associations, dont médecins du Monde (eu suspect d'avoir été acheté par des syndicats de proxénètes) a déposé contre la Loi de 2016 une QPC devant le Conseil d'Etat s'articulant sur des questions de liberté sexuelle - je fais ce que je veux de mon corps - et d'atteinte à la liberté du commerce - la fameux métier licite que de fait on ne peut exercer.

Petite remarque comptable, en ces temps d'économies budgétaires, l'activité de prostituée est si licite que les revenus en découlant sont soumis à l'IRPP (avec, mais si, en cas de contrôle du fisc reconstitution du nombre moyen de "passes" pour recalculer le revenu).

 

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  • 12/09/2018 15:18
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C'est tellement plus sécurisant de travestir la réalité.

Comprends pas ce commentaire. Vous pourriez expliciter ?

Ce qui est important c'est que la loi qui condamne les clients de la prostitution, permet d'alpaguer les exploiteurs d'êtres humains qu'ils sont aussi.

Les personnes se prostituant ne sont pas inquiétées, au contraire, elles voient leur accès aux droits sociaux facilités : santé, logement, insertion sociale, formation professionnelle, étant entendu qu'offrir, ce qui est appelé à tort, "un service sexuel", s'il ne constitue pas un délit, n'est pas non plus une profession. Evidemment, les droits sociaux en France sont en perte de vitesse au profit de la notion de contrat au sens commercial du terme. D'où la confusion des esprits quelque fois. Confusion dont les pro-prostitution aiment à jouer avec perversité.

En effet, nettoyer le sol d'un appartement ou répondre au téléphone c'est un service : pour le rendre, je ne mets pas en jeu ce qui constitue mon intégrité physique et psychique. Si tel était le cas, aucune loi ne pourrait m'obliger à le rendre ce service. Il n'en va pas de même pour le sexe qui ne saurait être séparé de l'intégrité corporelle et psychique de l'autre.

De plus, la sexualité est fondamentale pour un bonne santé. En faire une marchandise peut contribuer à détruire la bonne santé psychique de la personne qui en fait l'objet.

L'état, c'est à dire nous tous dans notre système politique, ne peut pas et maintenir les droits de l'homme et du citoyen et valider l'achat d'êtres humains.

Mais tout cela les acheteurs de personnes le savent fort bien.

Le débat public qui a duré des années, grâce aux signataires de "touche pas à ma pute" et autres Marcel Nuss, le débat donc a déjà eu lieu. Et déjà démonté tous les faux arguments des pro-prostitution.

Pour une info exhaustive cc. Le STRASS : https://sousleparapluierouge.wordpress.com/2013/03/26/anatomie-dun-lobby-pro-prostitution-etude-de-cas-le-strass-en-france/

Je ne suis pas pro-prostitution, faudrait pas tout confondre. Je suis opposé à un système hypocrite qui l'autorise, car il ne l'interdit pas, mais qui interdit qu'on y ait recours .

La prostitution n'est pas une profession? Vous plaisantez!

L'Etat, représenté par le fisc, taxe les revenus de la prostitution au titre des revenus professionnels. Au demeurant, je doute qu'il retienne au titre des frais professionnels ce qu'elles sont contraintes de rétrocéder à leurs proxénètes.

Et à ce titre, l'Etat se rend coupable lui même du délit de proxénétisme, qui consiste à bénéficier...des revenus de la prostitution.

Je persiste et je signe: le fait de poursuivre un client d'une prostituée n'est pas juridiquement fondé, car contraire aux principes juridiques, dont celui de la liberté du commerce, établis par les règles nationales et internationales.

Vous allez me dire: c'est immoral. Je vous réponds que ce n'est pas le problème. Immoral, peut-être, mais illégal, certainement. Marre de voir le législateur pondre des lois sans chercher à savoir si elles sont conformes au droit. Il suffit de consulter la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, de la CEDH et de la CJCE pour constater que la France éternelle se moque éperdument du respect des droits fondamentaux qu'elle a établis ou reconnus.

Une seule solution: on interdit la prostitution. Point barre. Mais il faudrait au préalable se soucier de résoudre à éradiquer le proxénétisme . Vaste programme !

Par contre, le client qui achète les services d'une prostituée visiblement en état de faiblesse, une mineure par exemple, doit être sanctionné. Le droit rejoint sur ce point la morale.

 

 

 

Vous ramenez le statut de profession comme si gagner de l'argent avec une activité suffisait à justifier de la nommer profession !

Une profession s'apprend, se transmet, s'enseigne : ces critères concernent-ils le fait de se prostituer ? Non.

Je conçois qu'il soit plus confortable pour vous de faire les questions et les réponses ("Vous allez me dire : c'est immoral."). Puisque l'hypocrisie est un grand crime à vos yeux, il serait préférable de ne pas le dénoncer et d'user dans le même temps de ce mode d'écriture. Ne supposez pas mes réponses, posez donc vos questions et laissez-moi le loisir d'y répondre ou de les ignorer, mais n'allez pas, hypocritement, me prêter des réponses relevant de vos représentations.

Je vous ai posé une question concernant l'existence du droit, Droit auquel vous semblez très attaché puisqu'il constitue votre argument principal quant à la défense du "droit à se prostituer" et à consommer de la prostitution.

Je la repose car vous n'y avez pas répondu : le droit n'a-t-il pas été inventé pour modifier les rapports de force ?

Voyez je ne réponds pas à votre place. Mais j'attends encore votre réponse. Peut-être suis-je moins hypocrite que vous ?

 

 

Le droit a été inventé pour remplacer la force. D'accord. Mais tous les Etats, je dis bien TOUS, veulent que ce soit à sens unique. Or le droit suppose une réciprocité. Nul, pas même un Etat, ne peut se mettre hors la loi commune. S'il le fait, sa loi se fait sanctionner, donc n'est pas applicable.

La loi française n'a pas le droit d’empêcher  une activité qui n'est pas interdite. Ou alors il faut l'interdire !

C'est simple à comprendre.

Et ce n'est pas moi l'hypocrite, celui qui en l'espèce n'a pas le courage de prendre ses responsabilités.

Cela dit, si vous voulez vivre dans un système dans lequel l'Etat a tous les droits, les citoyens aucun, revenez 80 ans en arrière.

Cette loi mal foutue est une question de principe. Ce n'est hélas pas la seule...

 

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Contacté à deux reprises, en avril puis en août, le procureur de Marseille nous a répondu qu’il ne souhaitait pas communiquer sur le sujet. Même réponse négative du côté des services de police marseillais. Le service d’information et de communication de la police nationale a refusé à deux reprises notre demande d’entretien avec le responsable de la brigade de répression du proxénétisme (BRP).

* Le prénom a été modifié.