Rachat de Tiffany: le coup de folie du Quai d’Orsay au service de LVMH

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Ne voulant plus réaliser le projet de rachat de Tiffany qu’il jugeait désormais trop cher, Bernard Arnault a obtenu du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian une lettre qui lui a permis d’annuler son acquisition. Jamais un gouvernement n’est allé aussi loin dans le soutien d’un groupe privé.

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Le gouvernement peut-il refuser quelque chose à Bernard Arnault ? Manifestement non. Même si l’État français a une longue habitude de voler au secours des champions nationaux, jamais un gouvernement n’est allé aussi loin dans le soutien d’un groupe privé, au point d’y engager sa diplomatie. Pour sauver la mise du groupe LVMH, il n’a pas hésité à mobiliser le ministère des affaires étrangères et à s’immiscer dans des affaires boursières et commerciales totalement privées. Alors que le groupe a déjà un accès sans restriction aux services secrets et à la police (voir notre série Le Squale, opérations secrètes), LVMH semble organiser une sorte de fusion avec la diplomatie française dans son seul intérêt.