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C’est l’une des surprises, et une bonne surprise, du mouvement des « gilets jaunes ». Depuis 20 ans au moins, la vulgate commune nous impose l’énoncé suivant : la réforme des institutions, donc du système politique, de ses modes de représentation et de délibération, n’intéresse personne et surtout pas le « bon peuple ». Vous avez écouté les sondeurs, les éditorialistes et la plupart des responsables politiques : cette question n’était pas seulement incompréhensible pour l’électeur dit « moyen », elle était illégitime, nous disaient-ils, tant la Ve République avait fait la preuve et de sa stabilité et de sa capacité d’évolution.