La bavure de Clermont-Ferrand, un cas d'école

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Un délai de quatre jours avant que la préfecture ne communique, des policiers mis en congés mais pas suspendus, un ministre qui insiste sur le profil de la victime (drogue, alcool, etc.), des moyens conséquents déployés pour « quadriller » un quartier sous tension, et une justice expéditive contre les émeutiers. Certes, une instruction judiciaire a bien été ouverte rapidement, mais la mort de Wissam El-Yamni offre un scénario trop connu.

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La mort d’un homme après son interpellation par la police deviendrait-elle chose courante en France ? Peut-on s’habituer à tenir la chronique de ces décès violents comme s’il s’agissait d’une fatalité, ou de faits accidentels et isolés ? En tout cas, la mort de Wissam El-Yamni, 30 ans, survenue le 9 janvier à Clermont-Ferrand, n’étonne pas grand-monde parmi les spécialistes des banlieues et ceux du maintien de l’ordre.