Intégrer l’OTAN, un acte de décès de la défense européenne

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Nicolas Sarkozy a confirmé, mercredi, sa décision de réintégrer pleinement les structures de commandement de l'OTAN. A gauche et à droite, les désaccords s'expriment. Pas seulement au nom des principes gaullistes ou en brandissant l'indépendance nationale. Mais surtout en mettant en avant le risque de tuer la politique de défense européenne. Aujourd'hui embryonnaire et confuse, elle pourrait ne pas se remettre d'un tel choix. Enquête (photo, troupes européennes au Tchad, mission Eufor).

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Officiellement, c'est un mariage heureux. Récent, certes, mais sans nuage : OTAN et défense européenne marchent désormais main dans la main. Aider l'un, c'est promouvoir l'autre, nous assure-t-on. C'est le nouveau credo, affirmé bruyamment par George Bush, l'an dernier lors du sommet de Bucarest. Répété avec de larges sourires par Joe Biden, le vice-président américain, il y a quelques jours, lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité.