A gauche, champ de mines et champ de ruines

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À dix mois de la présidentielle, et à quelques jours de la trêve estivale, le paysage à gauche est dévasté. À la veille du meeting d'Emmanuel Macron, l'exécutif n'a jamais paru aussi affaibli. Seule consolation pour François Hollande, cela ne va pas mieux chez les écolos, qui annoncent une primaire, ou chez les communistes, qui se retrouvent coincés entre Mélenchon et la gauche du PS, impuissante.

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À moins d’un an de la présidentielle et à quelques jours de la trêve estivale, la gauche française est un champ de mines, dont beaucoup ont déjà explosé. La majorité socialiste n’en peut plus de se diviser, les écologistes doivent digérer la décision de non-candidature de Nicolas Hulot, les communistes ont reporté à l’automne leur choix pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a tout un mouvement à construire en vue des législatives. La crise en cours n’est pas uniquement politicienne. Le PS s’est largement coupé d’une partie de son électorat de 2012. Aussi bien Macron que Montebourg, le PCF que Mélenchon, tous ont lancé des plateformes, questionnaires, et autres initiatives à destination d’un peuple de gauche dont il s’agirait de faire remonter les idées et les préoccupations. Façon positive d’acter la rupture entre la vieille forme du parti, incapable de penser un projet alternatif fédérateur, et une grande partie des électeurs, lassés de la politique traditionnelle.