Saint-Etienne-du-Rouvray: ces petits riens qui font un attentat

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Mediapart reconstitue le fil qui conduit à l’assassinat du père Hamel. Où l'on s’aperçoit que les terroristes avaient semé de nombreux indices qui n’ont pas pu être décryptés à temps par les services de renseignement. Troisième et dernier volet de notre enquête sur l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray.

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Le père Jacques Hamel, 85 ans, gît devant l’autel de son église à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), poignardé à mort. Ses assassins, criblés de balles par les forces de l’ordre, sont étendus non loin de la sacristie. Deux terroristes de 19 ans à peine. Le premier, portant un treillis militaire, est quasiment défiguré. Le second, habillé d’un kamis noir – une tenue traditionnelle afghane – et d’un bonnet de prière en laine noire, porte un bracelet électronique à la cheville.