Les boubours, bobos à rebours

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« Trébuchant dans la cendre de l’apocalypse trumpiste, encore sonnés par le phénix catho-libéral filloniste, les “producteurs d’intelligence” (comme disent les producteurs télé) rivalisent d’hypothèses pour expliquer la droitisation effrénée du monde. On sent bien, derrière les indéniables ressorts économiques, sociaux, voire xénophobes qui sous-tendent ces claques politiques, que se joue aussi dans nos démocraties fatiguées une sorte de contre-révolution culturelle. Contre-révolution disséquée dans un essai publié en mars – soit avant les séismes précités – par un chasseur de tendances, qui y décrit l’émergence du “boubour”. Et si, sous ses apparences de concept gag, le responsable, c’était lui ? Le “bourgeois bourrin” théorisé par l’essayiste Nicolas Chemla. Le yang du bobo, ce “bourgeois bohème” devenu bouc émissaire universel. »