Même en temps de crise, Macron exonère l’entreprise

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Qui va payer ? En mettant sur la table 10 milliards d’euros pour obtenir l’ordre et pouvoir poursuivre les « réformes structurelles », notamment celles des retraites et de l’assurance-chômage, le gouvernement avait le choix : augmenter le déficit ou réduire les transferts aux entreprises. Il a choisi clairement la première voie. Et ce, de manière fort cohérente. Car, comme le faisait remarquer Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, « il n’y a pas de changement de cap ». Le cap, c’est bien celui de la politique de l’offre, des réformes de structure, et de l’obsession de la compétitivité. Édouard Philippe, le premier ministre, l’a confirmé devant l’Assemblée nationale : les mesures portées par le président de la République ne freineront pas la « volonté de transformation » du pays. La réforme néolibérale reste à l’ordre du jour.