Quand le président improvise

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Si l'on met de côté les vœux aux Français, le soir du 31 décembre à la télévision, et ceux, privés, que le chef de l'Etat a reçus de son gouvernement et qu'il lui a retournés le 5 janvier, les autres cérémonies ont sacrifié au rituel. Un lieu choisi pour illustrer un thème imposé, une salle, un auditoire professionnel, des caméras pour retransmettre, un pupitre, des feuillets posés dessus et Nicolas Sarkozy qui s'avance, se place face à la salle, lit le discours, souhaite une bonne année et puis s'en va. Sauf que parfois, le président lève le nez du texte qu'on lui a écrit et improvise avec ses propres mots et ses propres idées. Il nous a paru intéressant d'isoler ces moments dans leur exhaustivité, sans tenter une analyse de leur contenu, mais en essayant de les donner dans leur intégralité. Compte tenu de l'énormité de la matière, nous n'avons pas sélectionné les trois dernières interventions auprès des parlementaires, des forces vives et des agriculteurs.