Infirmières bulgares : Sarkozy «s'est prêté au jeu de Kadhafi»

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Mediapart a rencontré Marc Pierini, ancien chef de la délégation de l’Union européenne en Libye, à la veille de la parution de son livre, Le Prix de la liberté (Actes Sud), consacré aux coulisses des tractations qui ont abouti en juillet 2007 à la libération des infirmières et du médecin bulgares, accusés d'avoir injecté le virus du sida à des enfants. Nous publions un entretien et les "bonnes feuilles" de son récit, en librairie le 11 mars.

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« La victoire a mille pères », dit un proverbe libyen. « De fait, la paternité du succès diplomatique et humanitaire [de l'élargissement des infirmières] s’est avérée prolifique », ironise Marc Pierini, dans son essai (1). La France, en particulier, a revendiqué ce succès haut et fort, après qu’un Airbus de la République a ramené les infirmières à Sofia, le 24 juillet 2007, mettant un terme à huit années de détention. Mais Marc Pierini, hier négociateur de l'Union européenne à Tripoli, aujourd’hui en poste en Turquie (avec rang d’ambassadeur), rappelle ici que l’action de la commission européenne dans ce dossier fut bien antérieure, bien plus constante, que celle de Paris.