Iran: la France reste bien seule sur une ligne dure

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Depuis l'élection de Barack Obama, la position des États-Unis à l'égard de l'Iran et de son programme nucléaire s'assouplit. Il est question de négociations directes et sans «pré-conditions» pour sortir d'années de blocage. La position française, elle, définie au temps de George Bush reste inchangée: Paris campe sur une ligne ferme, jugeant l'attitude américaine empreinte de naïveté. Ce décalage s'explique par la présence d'«idéologues durs» dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

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«Nous sommes coincés entre le marteau Ahmadinejad et l'enclume Sarkozinejad...» Voilà l'une des dernières plaisanteries à la mode dans les milieux intellectuels de Téhéran qui, lorsqu'ils tournent leur regard vers la France, ne sont pas encouragés par ce qu'ils voient. Au contraire de l'éclaircie, encore diffuse, qui émane de Washington depuis l'accession de Barack Obama à la Maison Blanche.