A l'agonie, les sciences sociales contre-attaquent

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1 commentaire sélectionné par Mediapart

Tous les commentaires

Portrait de l'abonné Médiapart moyen ?

Comment le Médiapartien moyen doit'il le prendre?

PS: bien le lien vers F. Poupeau.

Mal... si cet abonné est un abonné moyen.

Ce qui n'est pas votre cas.

Tournez-vous vers la littérature

et vous découvrirez les vrais chercheurs en SHS .....

Oui !

L'un des meilleurs analystes de la société actuelle et de son économie (et de la crise qui va avec) est Terry Pratchett qui est, de surcroît, formidablement bien traduit en français.

Bravo et merci Françoise. En effet je crois que l'on peut s'arrêter à ce simple constat. Et dénoncer, toujours et encore.

Reflet de quoi ? D'une société qui va mal, mais ça, on le savait.

C'est surtout un bon exemple de mauvaise sociologie. Si ce sont des hommes qui sont cités, c'est surtout parce que ce sont des vieux, et qu'à l'époque, il y avait moins de femmes (en socio).

Cela montre en fait qu'il y a eu un trou dans le renouvellement pour faire émerger de nouvelles (grosses) têtes.

"Françoise Héritier une anthropologue sur la brèche - ou la structure cœur des choses", un film-entretien (138’, LBP, 2010, DVD 144’, 12€) de Thomas Lacoste avec la participation de Françoise Héritier (anthropologue, professeur honoraire au Collège de France), réalisé dans le cadre du projet "Frontières" -2h11

http://www.dailymotion.com/video/xf2mqq_francoise-heritier-une-anthropologu_school


Pas seulement...

Reflet aussi du fait que les femmes ne sont pas des hommes et qu'elles ont des besoins d'une tout autre nature et à un tout autre moment.

Il faudrait simplement qu'une majorité de femmes pateinte jusqu'à 35 ans avant d'envisager de fonder une famille. .

Si j'avais une fille intello qui  souhaitait à 25 ans fonder une famille, je lui mettrais une... non.. deux paires de claques et je lui demandanderais de monter dans sa chambre illico presto et de ne pas en sortir.

Les "maîtres" ne font pas "monter" les femmes. 

Vous exprimez une opinion (d'ailleurs très défendable), sur un aspect du problème (mais qui est capable de les prendre tous en compte?)

A verser au dossier, et à reprendre...

La partie sur les sciences économiques et sociales au lycée est mensongère : la moitié du programme de SES est consacrée à la sociologie (socialisation, sociologie de la déviance, sociologie des réseaux sociaux, inégalités et intégration sociale, sociologie politique, etc...).

Ce que l'on peut reprocher à la réforme, c'est surtout la baisse du nombre d'heures de SES, au profit des sinistres séances d'"accompagnement personnalisé".

http://blogs.mediapart.fr/blog/alain-santino/071212/pour-un-renforcement-des-sciences-economiques-et-sociales-au-lycee

 

Ta thèse, elle arrive quand Jean-Paul Yves ?

Ca tarde un peu là non ?

 

Bonjour, cher Jean Paul (si naturellement vous me permettez ce raccourci).

Ces quelques mots pour, d'abord, vous dire que je suis toujours aussi emballé par votre façon, disons ''décalée'' (là, si vous me permettez, un p'tit sourire de satisfaction) de voir les choses.

Cela étant, ceci dans la mesure où, si j'ai bien compris, la question est aujourd'hui celle des ''sciences'' sociales, et concrètement, celle de leur revalorisation, et si (attention hein, je ne vous oblige à rien) vous vouliez bien me donner votre sentiment sur les arguments par lesquels, quant à moi, j'essaie de revaloriser la science (sans guillemets) économique. Naturellement, cela implique que, pour commencer, vous vous reportiez au commentaire que, ci-dessous (à 11H00), j'ai laissé au présent billet ; sachant que si je dis ''pour commencer'', c'est qu'après, ' va falloir que vous vous tapiez ma prose.

En espérant qu'elle ne vous soit pas trop indigeste (et en tous cas en vous remerciant),

JT     

S'insurger ou accompagner l'évènement, c'est le dilemne de toutes les "élites" : en général, elles essayent de profiter de l'évènement, et c'est seulement si ça ne tourne pas en leur faveur qu'elles s'insurgent. Certes, mieux vaut tard que jamais, mais généralement c'est trop tard. Déçu

Je ne connais pas les CNRS "histoire des religions" mais un peu mieux ceux de la sociologie, et plus spécialement les EHESP.

Comme d'hab, on se congratule. Mais de quoi ?

De la "pensée unique" qui n"a jamais fait avancer un chercheur(se). Pourtant, c'est ce qui constitue un passage obligée qui deviendra d'ailleurs une vraie seconde nature de celui-ci ou celle-ci. A se gargariser de ponsifs politiquement corrects, les cliques de chercheurs et leur patron méritent de ne plus être payés car leur travaux restent parfaitement "bla-bla-bla" stérils. Si ma colère est énorme, est provient du millefeuille dont vous êtes en sciences sociales et pas sciences humaines, même pas pour un kopek. Plus précisement, 30 ans de gaspillage des deniers publics pour ces secteurs pris en otage par les bourgeois-modernes. Que fait EHESP dans le domaine des "jeunesses vunérables" ?

Du boudin !

Je souhaiterais vivement aujourd'hui que ce domaine soit privatisé au plus tôt pour arrêter cette OMERTA des nantis sous tous les gouvernements !

Vous êtes des partenaires d'un holocauste, consensuel de surcroit : 1/3 des générations d'âge deshumanisées et porteuses de pathologies irreversibles, ça ne vous pose pas un petit problème en face de votre miroir ?

Bon vent aux soumis à l'autorité du chef, aux institutions et à la carte de visite du pédigré honorifique.

Barbara Dukat-Jayles psychologue en retraite  

L'article est en lui-même révélateur d'une certaine idée des sciences humaines et sociales. En gros : ce ne sont pas des sciences. Ceux qui pensent cela, d'ailleurs, ne savent jamais très bien ce qu'est une science (ou plutôt : s'en font une idée totalement différente de celle des épistémologues). L'idée même que le coût de la recherche scientifique soit principalement lié au coût des machines utilisées, est révélateur.

Qu'est-ce que signifie "être bourdieusien" ou "boudonnien"  ou que sais-je encore ? A-t-on l'habitude de présenter un tel clivage entre chapelles "newtonnienne", "einsteinienne" et "bohrienne" ?

Les sciences humaines et sociales n'ont pas la solidité épistémologique des sciences de la nature, d'abord parce qu'elles n'ont pas leur antériorité. Et elle sont confrontées aujourd'hui à la même hostilité sourde et multiforme (des autres sciences, des pouvoirs publics, des éditeurs, de l'auteur de cet article...) que le furent longtemps les sciences de la nature à celle des autorités de leur époque, avant qu'elles ne deviennent elles-même une autorité. Heureusement, les formes de la répression se sont considérablement adoucies : révéler les jeux d'acteurs à l'oeuvre au sein des organisations, par exemple, n'expose plus à la menace de la "question".

Je ne crois pas que la défense des sciences sociales passe par une collusion entre tous leurs praticiens face à l'adversité, mais au contraire par une clarification méthodologique (à ce titre, je veux bien qu'on me qualifie de "durkheimien", si cela fait plaisir). Le Bêtisier du sociologue de Nathalie Heinich, par exemple, me semble être un meilleur manifeste que toute autre revendication d'ordre politique. Bien sûr, la science est critique, par nature ; mais est-ce au nom de cette qualité que Darwin parvint à faire admettre l'idée que les espèces évoluaient ?

Une contre-attaque d'un agonisant, ça va être quelque chose, sortez vos mouchoirs.

"Ces ouvrages alertent tous sur un sentiment de crise profonde dans la manière dont les sciences humaines et sociales (SHS) sont aujourd’hui reçues et perçues dans les espaces public et politique"

Pour prolonger cliquez : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/06/10/syrie-sans-nouvelle-de-deux-journalistes.html

 

Tout le propos de nos mandarins révoltés est contenu depuis 40 ans dans les  œuvres de Michel Foucault et Pierre Bourdieu.

Question : Michel Foucault et Pierre Bourdieu voulaient-ils que les choses changent ?

jpylg

J'ai pas le souvenir d'avoir entendu ces deux socio... se tirer une balle dans le pied. Ils étaient adulés... sur tous les continents....

Aussi, faut pas rêver non plus !

***

Mais alors, qui fera la critique de la critique ?

Des peigne-peine-culs comme nous ! Bénévoles mais libres surtout ! Libres comme jamais et comme personne d'autre.

Car, si un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal, de même... un bon sociologue ne peut être qu’un sociologue sans employeur (travaillant en équipe avec un économiste et un historien), et certainement pas l’Etat dont il devrait dépendre en dernier pour nourrir sa famille, partir en vacances et aller aux putes..

 

  • Nouveau
  • 13/06/2013 09:09
  • Par

Cela commence avec   La Connaissance de Soi ,  l'Observation de nous meme  dans la relation avec tout  ce qui nous entoure !

Avec, bien entendu, l'indépendance de pensée, et l'abandon de toutes opinions préalables,  et de tous désirs, intérêts  ou problèmes personnels...

Je crains bien qu'ici comme ailleurs -et plus encore qu'ailleurs- le travail en équipes ne soit indispensable (équipes, au pluriel, et en relations suivies et critiques...)

Comment ça "NOM DE DIEU"! Vous me direz deux Pater et trois Avé. A+

Sérieux ! C'est pas du jargon... c'est tout simplement du mauvais français et un appauvrissement sans précédent de la connaissance du vocabulaire dans sa langue maternelle.

Une première réaction (le sujet est trop important et trop complexe pour que l'on puise s'en contenter) :

- les sciences "humaines et sociales" (rappel de H.Wallon, "de part en part"...) sont les plus difficiles, les moins faciles à "compartimenter", les plus approximatives , provisoires, dans leurs constructions de savoirs.

-elles sont, aussi, les plus susceptibles de contribuer à des décisons nocives (qu'est-ce que la DRH ? qu'est-ce qu'une "campagne", qu'elle soit politique ,économique, médiatique, militaire, etc...?) Ou d'en être un alibi, un "argument " (ohé, sondeurs!).

- elles sont les plus difficiles à relier entre elles, parce que se chevauchant presque inévitablement ; cela n'est paradoxal qu'en apparence.. Un "dipositif isolé" ,une situation "de laboratoire", y sont des utopies évidentes.

-elles sont, aussi, celles qui, en même temps, poussent qui y entre à particulariser son enquête ou sa recherche ; et, contraint de reconnaître son insuffisance, à "enquêter ailleurs". Dans mon cas, ma tâche d'éducateur et de formateur m'a poussé vers la "sociologie de la connaissance", et m'a ,tout de suite, obligé à reconnaître que cette honorable et passionnante discipline ,indispensable à ma formation, ne me disait rien sur mes préoccupations de "théorisation de mes pratiques". Notamment, en ce qui concerne pédagogie et didactique. Je me suis topurné vers l'anthropologie et l'ethnologie, vers l'histoire :indispensableds, mais, ici encore, insuffisantes.

-c'est que la vie de chaqsue jour oblige à affronter les phénomènes humains dans leur globalité , qielle que soit votre place . les mondes économique et politique, que je n'ai pas encore évoqués, s'imposent à chacun, à chaque seconde...Etre humain "à part entière", conscient et compétent dans chacun des domaines des activités de notre espèce, (cela se nomme ,entre autres, "être citoyen"), paraît se révéler une tâche à la fois nécessaire et impossible...

-l'efficacité n'est pas un argument. Un dompteur de lions a besoin, pour monter un numéro, de beaucoup de savoir-faire, et de peu de savoirs. Sur les lions, un zoologiste, un biologiste, un vétérinaire, un écologiste, un historien, en savent chacun, dans leur branche, bien plus que lui sur les lions..et ne sauraient pas mener ses animaux..Prenez ceci comme une allégorie renvoyant au monde,bien plus complexe que celui des lions, des humains. Voir hiérarques religieux, conseillers gouvernementaux, DRH des entreprises, enseignants, médecins...et "techniciennnes de surfaces"...

Ceci n'est que spontanéité de premier rebond...

"Ceci n'est que spontanéité de premier rebond".

Vous vouliez sans doute dire: "une réaction à chaud" non?

Frédéric Lebaron et non Labaron!

Bien nommer les "choses" etc...

 les hommes seraient des choses ?

les parenthèses pour les "choses " qui ont un cerveau Clin d'œil

Ce n'est pas vraiment le moment de vous chamailler... ça fait le bonheur des gens qui déblatèrent sur les SHS. 

 

 

Quelqu'un a eu l'idée de réactiver un fil ancien de deux ans sur le CNU. Je le recommande :

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/230611/querelles-de-chapelles-et-de-personnes-dans-la-section-sociologie-du-cn

  • Nouveau
  • 13/06/2013 09:43
  • Par

Il est tout de même un peu ironique que Mediapart prenne la peine de faire paraître cet article alarmant (notamment sur la question du rapport entre les SHS et les médias au sein du débat public) et maintienne d'autre part, malgré mes vigoureuses protestations, un article de Philippe Riès aux relents essentialistes ("L'économie "kamikaze", nouveau modèle importé du Japon").

Si vous êtes vraiment conscients du problème, commencez donc par faire le ménage chez vous.

Merci quoi qu'il en soit pour cet article.

L'économie c'est de l'histoire aussi... histoire des civilisations... ne tombons pas dans un universalisme idéologique qui ne repose sur aucune réalité et qui nie toutes les évidences.

Ou bien alors, autant encenser une mondialisation conduite par des porcs incultes.


L'organisation économique de l'existence au Japon est forcément différence de celle de l'Allemagne qui est différente de celle de la France, différente de celle de l'Italie.................................

Qu'il s'agit d'histoire, c'est exactement ce que j'ai vainement tenté d'expliquer à Philippe Riès. Si vous voulez vous aussi disserter sur le rapport entre l'organisation économique japonaise et les kamikaze (!), assurez-vous effectivement de bien travailler votre histoire... Si le dit rapport vous semble être une "évidence", je crains que l'inculture ne soit plutôt à chercher de votre côté.

Ce que propose Riès peut être un élément de réponse.

A vous d'en apporter d'autres, de compléter la photo, si vous préférez.

Je n'arrive pas à croire que vous soyez sérieux en affirmant que les kamikaze peuvent être un élément pertinent pour analyser les réformes économiques japonaises. L'inertie est visiblement trop forte et je finis par me lasser de dépenser mon énergie à apprendre des choses à qui ne veut pas comprendre  (même le public de L1 est plus ouvert et curieux) ; si le sujet vous intéresse vraiment, je vous renvoie à mes commentaires (ici) et me ferai un plaisir de vous transmettre le cas échéant une bibliographie d'ouvrages écrits par des gens qui travaillent véritablement sur l'histoire japonaise contemporaine ; Philippe Riès est probablement fort bon en économie, mais dans ce domaine il n'a aucune qualification et cela se voit.

J'ai lu vos commentaires avec plaisir Mr Muller et je vous rassure: Mr Riès n'est pas bon non plus en économie. Mais il est croyant. Son domaine serait plutôt la théologie. Ce qui ne se lit pas toujours avec déplaisir toutefois.

À défaut d'avoir pu faire retirer cette abomination, je me réjouis au moins d'avoir pu attirer l'attention de (trop rares) bonnes âmes ; merci, donc.

Avec un peu d'humour, je dirais que les plus de 3 millions de chômeurs actuels sont peut-être les mieux placés en tant que "nouveaux chercheurs révolutionnaires", pourquoi ne pas y associer les détenus, les retraités, les femmes au foyer, etc..., en bref, ces soit-disant "mis au banc" d'une société en pleine mutation idéologique (politiquement, économiquement et sociologiquement parlant)

J'en veux pour constat la programmation, notamment télévisuelle, hors "prime time" de masse et le temps libéré pour un accès à la culture en général et l'éveil à la société multiple et complexe qui nous entoure et ce qui s'y joue. 

En effet la pression actuelle "métro-boulot-dodo" ne nous induirait-elle pas, par facilité, confort et résignation, à un pré-maché de l'information, soit-dit un certain conformisme de pensée insidieux?

 

 

Stéphanie DUFOUR,

Merci d'avoir intercallé cette évidence jamais citée :

Le métro-boulot-dodo (avec parfois un peu de bébé vite torché) est bien la source du conformisme (puisqu'on est dans l'impossibilité de remettre en cause quoi que ce soit).

L'individu métro-boulot-dodo répété à presque  65 millions d'exemplaires (les bébés, les enfants et les ados y sont soumis) ne peut que produire, au mieux, une société conformiste et résignée.

Si la sociologie a été délaissée par le Pouvoir, c'est que, d'expérience, il s'est apperçu qu'il pouvait se passer de ses lumières.
Pourquoi utiliser une intelligence, même mal payée, alors que la bêtise  gratuite fonctionne tout aussi bien ?
Transformer les anciennes idéologies d'émancipation, en mode d'emploi de l'exploitation, ne demande rien de plus couteux, que de laisser les mécanismes internes, de selection et e renouvellement, des bureaucraties faire leur œuvre, aucune lumière sociologique n'est requise.
La recherche des recettes d'organisation de la passivité, est désormais, soumise à la Loi du Marché.
Les sociologues coûtent trop cher, pour des résultats aléatoires.
Au cœur de l'organisation du silence par le brouhaha, le mumure sociologique, n'a pas d'intérêt.


Ce mouvement doit être vu, comme une réaction au mépris des bureaucraties régnantes (à quoi ça sert que Ducros, il se décarcasse ?), mais il doit, hélas aussi, être compris, comme une réaction de depit amoureux.

Je crois qu'effectivement, vous avez l'une des clés d'explication sur la raison de l'affaiblissement du soutien à la recherche en sciences sociales (c'est effectivement un frein que de laisser l'individu réfléchir et se voir au sein d'une organisation plutôt qu'il n'y adhère d'emblée, a priori). Cependant, ce n'est pas suffisant : le coeur de tout ça est avant tout d'ordre budgétaire et organisationnel.

Un autre intervenant plus haut a eu raison de signaler que l'article a vite glissé dans l'assimilation "Sciences Sociales = Sociologie", occultant ainsi ethnologie, anthropologie, histoire etc. Cependant, ce manque d'unité occasionne aussi une difficulté dans l'allocation de budgets, surtout quand non seulement les disciplines se disputent entre elles, mais également que chaque discipline (surtout la sociologie) possède aussi des écoles (méthodologiques) très opposées.

Pour moi, la seule manière de permettre la survie de ces différentes disciplines seraient de proposer un DEUG (pardon, une licence) généraliste en "Sciences Sociales", incluant également l'économie (qui - je le dis d'expérience - est parti dans des dérives scientistes et mathématiques insondables) et le droit (le cadre juridique). On impose trop tôt une spécialisation aux étudiants alors que j'estime que le début d'un choix ne doit être fait qu'à partir de la 3ème année. Je pense que cette spécialisation induite dès la 1ère année est dûe à un conflit d'école de pensées qui veulent imposer le plus vite possible leur parti-pris (ontologique) à un moment où les étudiants n'ont pas vraiment assez de recul et d'autonomie pour vraiment trancher eux-mêmes.

En faculté, j'assume que de toute manière la plupart des étudiants ne seront pas des doctorants et que leur bagage de savoir - lorsqu'il est généraliste (de ce fait, il faut aussi inclure l'informatique en sciences sociales sachant que c'est un outil devenu indispensable, notamment la maîtrise de bases de données) - leur permet de se réadapter et se réorienter plus facilement.

J'ai commencé en Sciences Economiques et Sociales, puis me suis réorienté en développement informatique sans trop de difficultés avec un bagage de connaissances que je ne renierai pour rien au monde.

''Les sciences sociales contre-attaquent'' ? Elles feraient mieux de se construire comme science !

Si je peux être plus constructif ?

La réponse est oui. Tenez, et si vous vous reportiez à ce billet : ''D'une creuse controverse (l'économie doit-elle être mathématique): faux problèmes et vraies impasses de l'économie par le marché''.

Bonne lecture ?

JT 

Il faut décloisonner les sciences humaines en général et la sociologie en particulier..

Des sociologues qui ignorent tout ou presque de l'histoire et de l'économie... c'est pas sérieux !

Soral est le premier a relevé auprès du grand public cette anomalie qui discrédite auprès des mieux informés d'entre nous la sociologie même et surtout militante qui ignore ce que fait la main gauche  de l'un et le pied droit de l'autre : sociologie unijambiste et manchotte !

Ah, si la sociologie n'était qu' ''unijambiste et manchotte'' ! C'est que, cf. Derrida commentant le (très !) surfait Bourdieu : ''la sociologie est (aussi -surtout ?) une science électorale''.

Cela étant dit, cher Serge Uleski, à supposer que vous vouliez bien vous reporter au billet auquel je renvoie dans mon commentaire situé immédiatement au-dessus du vôtre, et (bien sûr !) à supposer que ce billet vous inspire, n'en doutez pas : c'est avec beaucoup d'intérêt que je vous lirais.

JT 

@ uleski à l'oeil de verre

Votre copain Soral, dont le bistrottier préféré pour ses "conférences" reste le leader de Troisième Voie, Serge Ayoub, est sans doute champion de l'ambidextrie comme de la corde à sauter. Démonstration ici de la confusion des genres pour les esprits qui ont abusé de la Kronenbourg et de l'élevage de pitbulls, il y a un mois à Paris. D'ici à ce que le libanais Ayoub et votre ami Soral nous citent des extraits de Bourdieu, après Marx... Rigolant

Discours de Serge Ayoub place de Jeanne d'Arc (12 mai 2013) (c9m 2013) © France Indépendante Liberté

 

 

 

 

YouTube

 

 

Pour décorticage utile, voir aussi ce billet : http://blogs.mediapart.fr/blog/upac/130912/3eme-voie-l-art-de-manipuler-par-la-confusion

Vous pouvez pas arrêter deux minutes vos conneries et être sérieuse...

Déconstruisez-vous nom de Dieu avant qu'il ne soit trop tard !

Exploisez-vous en vol !

Je sais pas moi... trouvez un remède !

Personne ici ne sera votre psy ni votre cure.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Oui, c'est cela... Rigolant

L'odeur de merde est trop forte pour vous, m'sieur uleski ? Rigolant Vos petits copains sentent trop fort à la sortie du vestiaire, pour vos narines délicates de pseudo intellectuel ?

 

L'économie est bel et bien une science et les maths son moteur et la mondialisation n'est qu'une application sans conscience de cette science... et la financiarisation de l'économie aussi...

Car seule la science et la technique sont capables de telles ravages et de telles catastrophes non pas économiques (après tout, les entreprises n'ont jamais gagné autant de blé !)  mais... écologique, culturelle et humaine et par voie de conséquence... civilisationnelle... et cette science économique-là me fait penser sans exagération à un vaste camp mondial, voire universel et cosmique, de concentration et de mort.

Reconnaissons au capitalisme le mérite d'être à l'origine de cette science et d'en avoir siècle après siècle défini les modalités d'application, toujours sur la brèche, toujours à chercher, à innover... 

Si on (re)met un peu de conscience dans cette science et si on redéfinit l'usage de ses outils et de ses armes, qu'ils soient mathématiques ou non, on retrouvera un peu de liberté d'action sur notre destin tant individuel que collectif.

L'URSS  a traité l'économie en cul terreux qu'était Staline, chaussé de gros sabots ; un éléphant dans un magasin de porcelaine... alors qu'une formule mathématique c'est fragile...

Clin d'œil

Ils devraient communiquer un peu plus  tous ces sociologues de l'économie et ces économistes de la sociologie Clin d'œil

Reste l'Histoire. Se pencher sur le présent sans savoir vraiment d'où il vient....

C'est fou quand on y pense.

Connaissez-vous des historiens économistes et sociologues, dans l'ordre et dans le désordre avec toutes les permutations possibles - il y en a 6 ?

Et en matière de permutations, vous êtes un spécialiste ! C'est d'ailleurs l'argument favori des révisionnistes et négationnistes... C'est fou, hein ? Quand on y pense...

@ Annie Lasorne,

Si vous me répondez (je fais ici allusion à mon commentaire de 11H27), permettez-moi de trouver assez douteux que vous le fassiez en répondant à Serge Uleski, c'est à dire en ne me répondant pas. Si maintenant vous ne me répondez pas (je fais toujours allusion à mon commentaire de 11H27), SVP (un peu de rigueur !), ne dite pas que... vous me répondez.

JT 

"Soral est le premier a relevé"

C'est quoi ce français !!

Soral a été le premier à relever

Je ne suis pas responsable des "gadgets" mis en place par Mediapart sur les forum de commentaires, mais les connaissant, sans pouvoir les corriger, j'avais pris soin, par politesse et afin d'éviter la confusion, de mettre en évidence, dès le début : @ uleski...

Correction des vidéos nommées plus haut (qui illustre à merveille le dernier billet de ce soir d'Uleski, particulièrement violent et comme d'habitude, fermé aux commentaires (!!!)

http://www.youtube.com/watch?v=0jRGGYD3GQg

Discours de Serge Ayoub place de Jeanne d'Arc (12 mai 2013) (c9m 2013) © France Indépendante Liberté

Correction vidéo n°2

YouTube

Cette vidéo à 5 ans.

Soral était alors conseiller de MLP sans être membre du FN après avoir été membre du PC. Aujourd'hui il n'a plus aucun lien avec le FN.

Cela dit, c'est vrai que Soral a un parcours riche en rebondissements, ce qui explique aussi la justesse et la richesse de ses analyses.

Cest sûr ! C'est autre chose que de balancer des vids sur Médiapart, là où comme un fait exprès... rien n'est produit, rien n'est proposé, excepté un bien-pensance qui se croit de gauche mais qui dans les faits, n'est qu'une réplique d'une société du spectacle pour une diversion de la réalité, des enjeux et des stratégies de domination.

Aussi, continuez à faire de la télé ! Et bonne télé à vous !

Mais sans moi.

Je suis convaincu par l'importance de la sociologie !

Mais, je suis un con vaincu par l'absence de concision et le verbiage de cette science du futur.

On voit dans ce manifeste que les sciences humaines se comportent comme une forteresse assiégée (fièvre obsidionale comprise).

La raison en est justement la stratégie de ces trente dernières années de seule "reconnaissance par les pairs" (sans doute pour cause du "publish or perish"). J'avais signalé cette idéologie chez Bourdieu lui-même (Bourdieu sociologue de la communication?). Ce qui est d'autant plus une erreur qu'il existe un public cultivé plus important que dans les années 70

Une autre raison de la crise est dans les mauvaises lectures de références canoniques qu'on utilise comme des mantras (Bourdieu compris). D'où le ridicule de prétendre simultanément avoir une pensée critique. J'ai effectué un travail critique de ce genre avec Max Scheler : L'homme du ressentiment ou avec Bourdieu lui-même (Bourdieu et l'inégalité des chances, etc.).

Les sciences humaines, c'est un peu comme le PC, tout le monde y est passé (pas moi), mais on n'y reste pas. Il faudrait un peu se demander pourquoi avant de prétendre avoir une pensée critique (garantie sur diplôme)!!!

A l'agonie, c'est pas la fin ça ?

Mais puisque les sciences s'enseignent en anglais, curieux que le papier soit en français

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

"Où est l'esprit critique que j'ai connu dans les années 90 aujourd'hui dans les Universités"

Il est là:

".....Une autre raison de la crise est dans les mauvaises lectures de références canoniques qu'on utilise comme des mantras (Bourdieu compris). D'où le ridicule de prétendre simultanément avoir une pensée critique. J'ai effectué un travail critique de ce genre avec Max Scheler : L'homme du ressentiment ou avec Bourdieu lui-même (Bourdieu et l'inégalité des chances, etc.)."

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Ben, il faut lire aussi. C'est comme ça que ça marche, non???

Ou était-il seulement question de postes universitaires?

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  • 13/06/2013 13:00
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Devenir moins con est un sport de combat !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

 le début d'une nouvelle ère obscurantiste et totalitaire.

C'est tout-à-fait exact ! J'ai peur que nos mandarins révoltés, experts en observation des phénomènes sociaux, n'en soient pas très conscients.

Je me demande s'ils n'ont pas plutôt des soucis corporatistes.

jpylg

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon cher Serge,

Ma thèse est désormais écrite. Mais il me reste beaucoup de travail encore à faire dessus. La soutenance est prévue pour le mois de décembre.

A propos de la durée, il faut se rappeler qu'il n'y a pas si longtemps on pouvait faire des thèses en 20 ans. Aujourd'hui, c'est trois ans. Mais j'appartiens à la vieille école : j'aurai eu 72 ans quand nous serons en décembre. Je ne suis à la recherche d'aucun poste.

J'ai donc pris tout mon temps. Avant de me décider pour l'histoire des origines du christianisme, j'ai d'abord passé (commençant à 68 ans) une licence de philo, puis une maîtrise, puis un DEA de sociologie historique (sur la tolérance en Bretagne au temps de la séparation de l'Eglise et de l'Etat).

jpylg

Merci d'avoir pris le temps de me répondre.

Mon questionnement était sans arrière penséeet sans ironie (pour une fois !)

Ah, c'est une bonne idée de choisir la voie du doctorat lorsque je serai à la retraite ! Je validerai enfin ma maîtrise à 65 ans.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Qu'est-ce qui arrivera en premier ? La soutenance du Grand Pontife, ou l'inflexion de la courbe du chômage ?

 

J'ai hâte, et ne suis pas le seul.

Qu'importe l'âge !

J'ai dîné avec un peintre grec samedi dernier : il a 85 ans et toute sa tête et tous ses bras et mains pour peindre encore et encore.

 

Sans problème ! Revenons à nos mandarins révoltés ! Ils me plaisent vraiment !

jpylg

Une révolte contre eux-mêmes, sinon contre qui ?

  • Nouveau
  • 13/06/2013 14:05
  • Par

Surtout que rien ne change!

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  • 13/06/2013 14:38
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"Tout" ce qu'il faut savoir des "sciences sociales" se résume en gros à travers les titres des deux tomes de François Dosse :

dosse.jpg

L'histoire est respectable, la sociologie beaucoup moins, de l'esprit flicaille statisticien ou du journalisme à haut degré de déontologie réel ou prétendu tout au plus.

Et surtout la croyance au fait qu'il y aurait de la science dans les sciences sociales, participe très clairement à la maladie et paresse actuelle, aucune libération bien au contraire.

Et ce qu'il y a de comique dans cette affaire, est bien évidemment que les meilleurs auteurs de "sciences sociales" en étaient(ou sont si il en reste) tout à fait conscient, par exemple des articles dans le Monde sur Barthes, qualifiant la sémiologie de "science", ce qui l'aurait fait hurler de rire, ou tout au moins sourire ...

Après quoi ? Des espèces de néo prêtres sur les plateaux télés ?

Il y a beaucoup plus de science sociale dans la littérature surtout, quelque soit la prétention de "respectablilité académique" des aficionados des sciences sociales.

Et après un corpus d'écrit n'en finissant plus de trainer ses références et notes de bas de pages...

 

Qu'il y ait des commentaires aussi violents contre les sciences sociales (et aussi nunuches) jusque sur Mediapart montre l'ampleur du problème... Mais il est vrai que la question de la servirude volontaire n'est pas nouvelle.

D'abord, n'y aurait-il de sociologie que "structurale"?parce que le livre de Dosse traite de cela, non?

"croire qu'il y aurait de la science dans les sciences sociales...maladie et paresse..." ? Si l'on va par là, il n'y a pas de science du tout.parce qu'aucune science ne prétend être achevée, exhaustive, non criticable ...et qu'au contraire les savoirs demandent à être remis en cause, et par ceux qui les utilisent, et par ceux-là mêmes qui les ont élaborés. Ou bien, en est-on encore à la vieille fracture entre sciences "dures", et sciences "molles"? Ce retard appelle rattrapage, depuis déjà un bon demi-siècle...

La sémiologie n'est pas une science? Alors ,l'histoire non plus. Et la physique, pas davantage, puisqu'une explication unitaire et cohérente de l'univers physique n'existe pas encore....et que, d'ailleurs, l'univers physique a une histoire. On n'en sortira jamais...

En toute science, il y a de l'arbitraire. Traiter un aspect des choses, en éliminant provisoirement tous les autres, connus,envisageables, ou non encore imaginés, c'est de l'arbitraire. Et un arbitraire utile et productif, parce qu'il demeurte conscient ,  délibéré.et ouvert à la "falsification" popperienne , et désireux de découvrir des "transversalités" éventuelles.

Roland Barthes, à ma connaissance, ne s'est jamais prétendu "scientifique".A juste titre. Essayiste et philosophe (de grand talent), oui. Son mérite n'en est en rien diminué. mais il a fourni des interprétations, non des recherches.

Je crois, YT75, que vous avez dû lire trop vite, et un nombre trop limité d'auteurs...Nous sommes tous, peu ou prou, dans le même cas ; mais nous n'en faisons pas tous une religion...

Vous me faites rire (voir hurler de rire), et j'ai d'autre part sans doute lu plus d'auteurs que vous, et en connais aussi beaucoup dans les sciences et les mathématiques (ce qui n'a pas l'air d'être votre cas).

 

L'histoire est éminemment  respectable, savoir si il faut lui accoller le qualificatif de science ou pas a peu d'intérêt, ce qui n'empêche pas de considérer des notions de vérités historiques ou pas.

La sémiologie quant à elle n'est bien évidemment pas une science, vous avez perdu la raison ?

Et cela n'empêche pas non plus par exemple l'oeuvre de Barthes d'être intéressante.

Nunuche, mais oui c'est ça ....

Le danger est l'inculture crasse (scientifique comme littéraire ou artistique), la pseudo culture des "sciences humaines" participe de ce danger.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'oeuvres dans les "sciences humaines", mais ce sont des oeuvres justement, voilà tout.

Et sinon beaucoup de pots cassés et d'orties (face à un mur toujours rongé par le soleil comme dirait l'autre).

Et votre commentaire est bien révélateur d'un certain fond flicaillon de ce secteur, quoi qu'on en dise ...

C'est entendu , vous savez tout et je ne sais rien ...mais j'aimerais pouvoir débattre sur le sujet, pas sur nos biblios respectives. Sauf si vous le désirez vraiment. Auquel cas, vous risqueriez d'être surpris.Car -et je n'y ai aucun mérite- je lis sans doute, crayon à la main, depuis, hélas! bien plus de temps que vous . Avantage regretté de l'âge...Quel est le vôtre?je suis né en 1924.

Que doit-on, que peut-on nommer "science"? Sur quels critères? Le moins que l'on puisse dire, c'est que la question n'a jamais été tranchée d'autre façon qu'historique, c'et-à-dire variant avec le temps...et les auteurs.

Je crois que l'on peut être plus clair quant à "ce qui n'est, à coup sûr, pas science". Il faut y placer toute affirmation, à propos du réel qui n'est pas assortie des moyens de sa falsification ; qui n'est, ni circonstanciée, ni contextualisée, ni cohérente avec un corps d'hypothèses claires sur ce qu'on a pu -jusqu'à aujourd'hui- tirer d'une "approche" définie de faits, soit contrôlables, soit reproductibles (avec les conditions de leur reproduction ).

Tiens! Vous me donnez envie de rédiger un petit billet sur "qu'est-ce qu'une science".Ce qui nous donnera l'occasion de poursuivre le débat, sans encombrer un "fil" sur un autre sujet.

A vous lire, toujours avec attention et intérêt.

t.

Les sciences humaines sont des sciences d'observation. Le modèle des sciences n'est pas la physique ou les maths. Et l'idée que la science est déductive est une erreur épistémologique.

Après, les théories de ces sch pour expliquer les phénomènes sont vraies ou fausses. C'est plutôt sur ce chapitre que les sciences humaines ne sont pas très méthodiques, mais plutôt idéologiques.

 

Tiens! Vous me donnez envie de rédiger un petit billet sur "qu'est-ce qu'une science".Ce qui nous donnera l'occasion de poursuivre le débat....

 

Je vous en prie, cher Gilbert ! Torchez-nous un petit quelque chose sur le thème de "qu'est-ce qu'une science ?". Je crois que le problème est là. Je crains que nos mandarins révoltés ne soient pas réellement présents à ce débat. Personnellement, j'y serai.

jpylg

 

 

"Et l'idée que la science est déductive est une erreur épistémologique."

Mais qu'est ce que c'est que ce procés d'intention encore ?

Dela flicaille je vous dis, de la flicaille

Oh vous savez pour moi la science est aussi beaucoup un mode de communication entre individu, une possibilité de communication.

La littérature en est un autre, et entre les deux les choses m'intéressent assez moyennement.

Et puis la vie, aussi, quand même

Où vous voyez un procès d'intention. C'est une référence à la conception passée. C'est tout. Le principe est d'admettre que la science dépend aussi de l'observation (bien faite).

Vrai que ce manifeste vient plutôt d'élèves de Bourdieu, plutôt de sociologues. Normal de le souligner, mais cela ne mérite peut-être pas une volée de bois vert apparemment surtout liée au fait qu'ils critiquent les journalistes. On est là dans un corporation contre corporation pas très intéressant pour le lecteur.

Sur le fond, il y aurait quand même pas mal à redire à cet article. Trois remarques :

1/ Les SHS, au sens large, ont bénéficié en France après 1960 d'une politique de recherche concernant essentiellement les sciences dures, mais elles aussi par contrecoup. Et, pour les disciplines enseignées dans le secondaire (histoire, philo), de la nécessité de former massivement des enseignants pour un système en expansion.

Aujourd'hui la fin de la politique de recherche laisse les SHS au marché, c'est-à-dire aux préoccupations d'aide à la décision et d'utilité à court terme qui peuvent trouver des financeurs immédiats. Ou des clients sur le marché éditorial des idées du jour. Pendant que les réformes de l'enseignement secondaire et supérieur les affaiblissent encore plus.

2/ D'où : les remarques quantitatives de B. Auerbach en particulier sont à prendre avec précaution, car c'est la nature de ce qui est publié qui change. Quant au succès du Quai de Ouistreham, le (bon) livre de Florence Aubenas le doit à ce qu'il appelle à l'émotion, ce qui ne peut être le cas d'une publication de SHS. Par ailleurs, les livres de journalistes bénéficient de la notoriété de leurs auteurs... et du soutien de la presse.

3/ Le dédain, voire le mépris, pour les SHS est plus fort en France où les décideurs ne sont pas, comme ailleurs, des docteurs. Mais la tendance à la relégation des SHS est plus large, au moins européenne. Et contemporaine de la prise de pouvoir de la "science économique", qui contrairement aux sciences sociales n'est pas fondée sur l'observation des faits mais sur la prescription de conduites à partir de modèles a priori. Ces théologiens d'une religion de l' "efficacité" et du court terme qui s'adapte à merveille au temps politique ne comprennent pas l'intérêt de la recherche libre, encore moins en SHS. Or historiquement, le projet d'une connaissance libre de la société est indissolublement lié au projet politique démocratique issu des Lumières. Les menaces sur les SHS sont un bon indice de la fragilité, aujourd'hui, de cet idéal. D'un changement d'ère politique, possiblement.



La "science économique" est aussi une science sociale (et effectivement pas plus une science que les autres), et d'ailleurs Lordon par exemple est signataire du manifeste "la connaissance libère" dont parle l'article, non ?

Certaines sciences sociales ne sont que des pseudo-sciences. Exemples : la didactique et la sociologie. Leur disparition paraît assez souhaitable.

Ce que vous appelez pseudo sciences m'ont permises de comprendre un peu mieux le monde dans lequel je vis. Quand un individu commence à travailler à 14 ans, il a quelques lacunes dans sa culture générale, les sciences humaines et sociales m'ont vraiment aider et je reste persuader que cela pourrait aider beaucoup de travailleurs qui ont soif d'apprendre.

 

Je doute que des articles de journalistes auraient pu avoir le même impacte que la lecture de Bourdieu, Illich et quelques autres.

Je recommande :

Tomas Sedlacek  L'économie du bien et du mal Eyrolles 2013 pour la trad. française 25€

Je dois dire que sur ce coup là, cher Melchior (si vous me permettez), vous me décevez un peu : ne sommes-nous pas sur Mdpt, c'est à dire là où on investigue ? et, s'agissant d'un bouquin comme ''L'économie du bien et du mal'', la (très) bonne question n'est-elle donc pas celle de l'économie de l'économie du bien et du mal ; dit autrement, la bonne question n'est-elle pas, en réalité, celle de savoir : ''à qui profite l'économie du bien et du mal'' ?

Vous ne croyez pas ?

JT

 

Introduction: L'histoire de l'économie: de la poésie à la science.

Première partie: L'économie antique et au-delà.

Deuxième partie: pensées blasphématoires.

Conclusion: Hic sunt leones.    

 

Extrait de la p: 212 (dernier alinéa se la première partie):

 

Smith a compris l'importance cruciale de l'éthique et lui a attribué un rôle et une place majeurs dans la société, bien que son legs ne soit pas totalement clair. En tant qu'économiste, je crois que ce legs est celui-ci: la question morale doit être incluse dans l'économie - elle en est la question essentielle. Pour moi, l'apport le plus important de Smith à l'économie est éthique. Le débat sur le bien et le mal n'a pas commencé avec Smith mais il a culminé avec lui.

 

Joyeuse lecture!

Je crains, cher Melchior, que vous ne m'ayez pas compris. Donc, puisque vous me poussez à faire les questions et les réponses, permettez-moi de vous mettre en garde contre l'idée que l'économie, c'est la morale.

La ''morale'' de cette mise en garde ? Eh bien, réjouissez vous, l'économie étant décidément autre chose que ce qu'en a dit Smith et ce qu'en dit l'auteur de ''L'économie du bien et du mal'', le plaisir que donne de découvrir ce qu'elle est vraiment, vous l'avez encore devant vous !

JT   

La peur, c'est la grippe !

 

(Astérix et les Normands)

Certains éditeurs sont courageux et il faut les encourager.
Je pense qu'en ce qui concerne les éditions du Croquant, vous en dites trop ou pas assez et que d'une manière générale il est opportun de développer non seulement une édition critique et une critique de l'édition mais qu'il ne faut pas s'abstenir de la nécessaire critique de l'édition critique - ou pseudo critique.

Pourquoi autant de petites structures qui ont du mal à "joindre les deux bouts" ?
Pourquoi une telle concurrence ?
Que sont les sciences dites sociales par rapport à la critique sociale, théorique et pratique ?

Etc...

Par ailleurs je garde le souvenir d'une maison d'édition créée en 1969 et dont la production (qui a laissé quelques traces dans quelques bibliothèques et sous la forme des éditions Ivréa), était aussi une critique radicales des pseudo sciences de l'homme et bien entendu du léninisme sous toutes ses formes.

Champ libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Champ_Libre

Ivréa : http://editions-ivrea.fr/

 

 

les sciences sociales se font cocufier par le pouvoir qui n"est que la gestion de l'obscurantisme au service de l'esclavage moderne .

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  • 13/06/2013 17:29
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L'un des principes des SHS, je crois même que celà s'apelle la "posture", c'est qu'elles ne doivent pas servir à juger les gens mais plutôt à les comprendre...Si tu lis ca ancien président de droite qui a fait un article dans psychologie magazine...Petit seigneur, petit monsieur...

Je ne suis en rien dans une quelconque élite!

Néanmoins ,s'agissant des methodes et mode d'ACTION,j'ai tenu à suivre des formations en matiere de raisonnement tactique et stratégique.

Fort interessant!

J'interrogeais un des enseignants sur la non vulgarisation de ces connaissances reservées à l'encadrement superieur.

La réponse cynique ne se fit pas attendre:"si tout les employés pensent et agissent selon ces méthodes,le pouvoir changera de main".

Le principe de la connaissance parcellaire  réduite aux perceptions personnelles pour le plus grand nombre est  le moyen du discrédit de la contestation face à l'approche globale des biens formés et informés que sont les cadres dirigeants dans le mode de fonctionnement de l'économie libérale(voire néo)

Les sciences sociales sont les sciences majeures pour ralentir la poursuite du servage dans le monde struturé par la finance et donner à l'individu dans la société le statut de sujet!

 

Ce qui est dit dans l'intervention ci-dessus me semble très juste.

De tous temps, il y a eu collusion entre le savoir et le pouvoir.

Le savoir rend au pouvoir un service irremplaçable pour le maintien de l'ordre établi.

Ce qui se passe actuellement, c'est le savoir (plus exactement ceux qui sont ses représentants patentés)  trouve que le pouvoir (ou les fantoches qui représentent le pouvoir)  manque de reconnaissance.

jpylg

sciences sociales de quoi qu'on ca, le but n'est pas le bonheur, mais la domination , pa 

         « jamais les sciences sociales n’ont été si nécessaires, jamais elles n’ont été si menacées. Jamais elles n’ont produit autant de critiques des préjugés, jamais elles n’ont eu, relativement, si peu d’écho public ». 

J'espère que l'ouvrage répond à ce questionnement (le pourquoi de ce dédain) parce que dans le cas contraire... c'est être sacrément lâche ou bien carriériste que de ne pas aller jusqu'au bout de ce questionnement selon le principe qui veut que celui qui questionne doit aujourd'hui impérativement être capable de fournir une  partie de la réponse car il y a fort à parier qu'il soit le seul à oser le faire.


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Une réponse possible parmi d'autres...




Le député - Et puis... je sais ce que vous pensez. Je sais ce que vous pensez tous ! Je ne suis pas dupe. Mais... vous connaissez la situation ! Vous connaissez notre situation à  tous ! Mais qu'est-ce que vous voulez ! Qu'est-ce que vous attendez tous à la fin ? Des résultats ? C'est ça ? Des résultats ? La bonne blague ! Mais... quand on ne peut plus... ou qu'on ne sait plus... ou qu'on ne veut plus parce que... franchement, ça va bien comme ça ! Alors, on fait quoi ? Hein ? On dit qu'on peut mais... on fait rien ? Parce que... vous pensez peut-être que les gens n'y verront que du feu ? C'est ça ? (après un temps) Tenez ! Une question ! Oui, une question : de combien de temps vous croyez qu'on dispose avant que ça se sache ? De combien de temps ? Hein ? A votre avis ? Une semaine ? Un mois ? Un an ? Dix ans ? Répondez-moi !


Le syndicaliste. - De quoi parlez-vous ?


Le député. - Eh bien, je vais vous dire : on a quinze jours ! Oui, Monsieur ! Quinze jours on a ! (après un temps) Ces fameux chiffres ! Vous en parliez tout à l'heure. Ces satanés chiffres ! Toutes ces études publiées et toutes ces statistiques ! Tenez ! Les sciences humaines ! Et puis, la sociologie, en particulier ! Ils nous foutent la honte à chacune de leur publication. Ca n'arrête pas ! Ah, les salauds ! Ils veulent notre peau ! Oui, notre peau ! Et même si on peut s'estimer heureux ! Parce que... tout le monde ne les lit pas toutes ces études. Tout le monde ne les consulte pas tous ces chiffres. Mais c'est déjà de trop ! Ca suffit pour nous casser. J'vais vous dire : on ne devrait plus communiquer de chiffres à personne. Et puis, surtout ! On devrait créer un comité pour contrôler et puis, finalement interdire toute recherche qui nous couvre de honte et de ridicule. Et si on peut pas, eh bien, on supprimera les sciences humaines par décret ! Oui, Monsieur ! On les supprimera. Alors je vous le dis : à la trappe, les sciences humaines ! A la trappe la sociologie et les sociologues ! Parce que... on n'est pas là pour se faire emmerder par tous ces fumiers qui veulent notre peau !


Le syndicaliste. (se tournant vers le député) - Bon. Ca suffit !

Le député. - Quand j'y pense ! Les sciences humaines ! La bonne blague ! Avec le monde qu'on nous prépare pour demain !


Le syndicaliste. - Bon. On se calme maintenant. Vous n'êtes plus député que je sache. Vous en êtes sorti. Alors, c'est pas la peine d'en faire un plat. Et puis, vous commencez à me fatiguer. Je vais vous dire... Approchez-vous, Monsieur le député ! Si !  Si ! Approchez-vous ! (le syndicaliste se penche vers le député avant d'intervenir à voix basse) Chacun sa merde, Monsieur. Oui Monsieur : à chacun sa merde Monsieur le député ! Et la vôtre ne nous intéresse pas. Alors, on s'en fout de vos histoires. On s'en fout.


Le député. - Chacun sa... N'empêche ! (il se redresse et se détourne du syndicaliste) Leurs chiffres et leurs statistiques, je les ai encore en travers de la gorge. Les salauds ! Ils veulent quoi ? Des résultats ? Mais... qu'est-ce qu'ils nous emmerdent tous !"

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Extrait du titre "Transit" - pièce de théâtre en un acte. Copyright Serge ULESKI

C'est ICI


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Demandez donc à Hollande à quoi sert la sociologie ou l'histoire.

Il vous répondra. Il sera bon élève. Et vous serez satisfait de sa réponse, vous chercheur, vous enseignant...

Mais si vous comprenez pour(-)quoi il est là, lui et tous les autres... vous réaliserez alors qu'ils n' ont besoin ni de la sociologie ni de l'histoire.

Aussi...

Financer ou ne pas financer les sciences humaines, à quelle hauteur ? Y réfléchir ou ne pas y réfléchir... pour quelle réforme ?

Vous pensez bien....



 

 

Terrain miné, oui. Munstead a raison.

Je propose que l'on s'intéresse de près à cette vertueuse révolte de nos mandarins les plus progressistes.

Je signale, toutefois, qu'il n'y a là aucune nouveauté, si ce n'est le manifeste "La connaissance libère", version post-moderne de la phrase de l'Evangile de Jean :" La vérité vous rendra libre". J'ai déjà donné mon point de vue, notamment dans un fil intitulé :

"Oui, j'accuse l'intello de se foutre de la gueule du populo".

http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanpaulyveslegoff/071211/oui-jaccuse-lintello-de-se-foutre-du-populo

Je constate que ça continue.

jpylg

 

Ce serait con que ce fil se casse déjà la gueule !

Indignez-vous, quoi ! Nom de Dieu ! Merde ! Fait chier !

Les mandarins sont en révolte et vous voudriez les laisser tomber ?

jpylg

Si la science est la compréhension de la loi, la science essentielle c'est-à-dire l'histoire, ne serait-elle pas un au-delà de la science étant une compréhension de la lutte ?

Autre question, si les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde alors qu'il fallait le transformer, n'aurait-il pas fallu en conserver l'authentique au lieu de tout remplacer par des ersatz ?

 

 

Y aurait-il un mandarin assez démocrate pour répondre aux questions du ci-devant Bernard James ?

jpylg

 

si les sciences sociales doivent servir à améliorer le fonctionnement de la société, à éclairer les élus et les citoyens alors on peut avoir l'impression que leur efficacité, leur pouvoir a été bien faible face au torrent de globalisation ; la société n'a pas été armée à temps ou bien il a fallu tout ce temps pour être emporté par le torrent, être jeté sur les rochers, être éjecté violemment sur la berge, s'en remettre et s'y remettre

aujourd'hui, simple citoyenne je suis sortie du torrent et j'essaye avec d'autres de reconstruire localement une autre vie sociale ; mais on a toujours du mal avec les mutilés de la globalisation, ceux qui passent leur temps sur fesbouc et emmènent leurs gamins aux macdo ; ceux-là ils ont quitté l'école de bonne heure et n'ont donc pas attendu la fin de leur doctorat pour faire des enfants...

ils sont très souvent dans le chacun pour soi ou l'intolérance car la vie n'a pas été tendre avec eux ; comme des gens bléssés maintenant ils sont méfiants

comment fait-on pour redonner confiance ? pour prendre le temps de les écouter quand même ? de leur donner un peu de considération pour qu'ils remontent la pente et leur estime

quels sont les recherches intellectuelles qui vont permettre de nous guider sur ce chemin de la sociocratie ? qui va nous apprendre à respirer, à patienter ? seulement des ouvrages de doctorants ? n'est-il pas temps de descendre dans l'arène ? de venir expérimenter à nos côtés comment on se fait entendre dans un conseil municipal pour arrêter l'utilisation de pesticides  ? ou lancer un approvisionnement local et bio des cantines ? comment on se parle ? quels parlements pour demain ? quelles lois, quelles institutions ? est-ce qu'on garde la sécu ? les retraites par répartition ? l'entraide ou le chacun pour soi ?

j'aimerais des chercheurs en sciences sociales qui viennent nous voir dans nos associations pour observer nos obstacles au progrès

Le problème de cet article est son ambiguïté : d'un côté il rend bien compte des risques actuels pour la dimension critique des SHS et donne en ce sens des informations de qualité, mais c'est de l'autre pour objecter à cela - et de manière très scolaire (thèse anti-thèse, même pas synthèse) - des arguments contraires dont on comprend bien qu' ils ont au final les faveurs des auteurs de ce papier.

Ainsi en est-il, pour ne prendre qu'un exemple en page 5, de cette assertion reprise à Bruno Auerbach à propos du fait que les SHS auraient, selon le Manifeste, moins d'incidence qu'auparavent dans la société : « Je pense que c’est inexact, juge Bruno Auerbach. Les SHS sont présentes dans les entreprises, dans les politiques publiques, dans les ministères (...) elles sont beaucoup plus présentes dans la société que dans les années 1970. La réussite d’un magazine comme Sciences humaines aurait alors été impensable (...) ».

Mais n'est-ce pas justement le coeur même de la critique du Manifeste (si j'ai bien compris) que de dénoncer l'instrumentalisation actuelle des SHS par les entreprises - ce que Bourdieu appelait, pour ce qui est de la sociologie, les "sociologues jaunes" ? Et le magazine Sciences humaines n'illustre-t-il pas la critique de l'insignifiance actuelle du journalisme scientifique qui ne conçoit les SHS (et les sciences en général) qu'en tant que sciences appliquées à des fins "pragmatiques", "morales", ou "commerciales" ?

 

 

Cet article est un véritable test.

Soyez bien sûr qu'ils sont assez nombreux les sociologues qui sont depuis l'article initial signé de Joseph Confavreux et Lucie Delaporte suivent le fil et se gardent bien d'intervenir, es-qualités.

Il y a même probablement, dans le lot, des signataires du manifeste.

Cela veut dire quelque chose. La dernière intervention, celle de Corinne Lemarigner recadre très bien le problème réel. L'article de J. Confavreux et L. Delaporte, d'ailleurs très bon, en même temps édulcore la réalité.

La réalité du problème, c'est celui du rôle des intellectuels dans la société, tout particulièrement quand ils sont salariés par l'Etat.

jpylg

"La réalité du problème, c'est celui du rôle des intellectuels dans la société, tout particulièrement quand ils sont salariés par l'Etat"

 

Oui, mais les idéologies citoyennistes interdisent qu'on évoque cette réalité.

Les amis de l'Etat doivent avancer masqués.

 

Je suis tout-à-fait d'accord ! Les mandarins ont le droit de vivre. ils ont aussi le droit d'avoir des amis pour les défendre.

Ils ont même sans doute aussi le droit de faire dans la révolte, mais là, je trouve qu'ils attigent !

Mais ce n'est que mon avis.

jpylg

Il est un peu amusant de voir un groupe de mandarins, tous hommes comme on l'a fait remarquer, s'esbaubir d'être mal aimés du pouvoir, alors qu'ils en font ô combien partie à l'Université d'une part et qu'ils confondent depuis des décennies pensée critique et engagement politique d'autre part. Ils en payent le prix aujourd'hui. Peut-être devraient-ils s'interroger également sur la qualité de leur apport depuis Bourdieu? Sur leur passion aveugle pour le structuralisme,leur peu de goût pour les sciences cognitives, sur les raisons de la montée en puissance de la recherce anglo-saxonne et allemande, sur leur retard dans de nombreux champs de la recherche actuelle, sur leur désintérêt pour le posthumain, etc. Mais là, il s'agirait d'une remise en question. Terrain miné.

L'agonie des sciences sociales dure depuis si longtemps qu'il est permis de se demander si elle ne leur est pas vitale. Après tout, la santé, " silence des organes", est ce qui se passe quand il ne se passe rien. N'oublions jamais que les sciences sociales sont récentes, et qu'en histoire ce qui est récent est généralement éphémère.

en histoire ce qui est récent est généralement éphémère, croyez-vous pouvoir conclure à propos des SHS... Voilà  qui ne manque pas de sel car, à toute époque de l'histoire, il y a toujours eu par définition des événements récents ?... donc éphémères ?... donc qui n'existent plus ?... donc l'histoire n'existe pas et n'a jamais existé ? En tout cas une chose est sûre : parler pour ne rien dire est éphémère Clin d'œil

parmi les sciences sociales, l'histoire est la plus ancienne, donc la plus durable. Mais elle est dépassée en ancienneté et donc en durabilité par la philosophie, dont les soi-disant sciences sociales feraient bien de s'inspirer, au lieu de singer servilement les sciences dures, tombant sous le coup de la sentence de Husserl: " Les sciences des faits purs et simples produisent des hommes qui ne voient que de purs et simples faits".

ceci est bien sûr valable pour les faits sociaux, qui sont des choses, et ne peuvent être expliqués ( et non compris) que par d'autres faits sociaux. Vive le sociologisme ! Et à bas Marcel Mauss et autres Karl Polanyi et leur concept de " fait social total", où rien n'est encore " disembedded" ! La science ne pense pas, c'est là sa chance !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Les sociologues dérangent les économistes.

La loi sur l'autonomie des universités va nous ramener à la brutalité de certaines réalités budgétaires.

Tout  a un prix, tout a un coût.

Les "littéraires" sont des "fouteurs de merde".

C'est ce que pense le MEDEF.

Les philosophes et les sociologues sont des empêcheurs d'exploiter l'homme par l'homme.

Un exemple ? L'université de philosophie qui avait failli fermer dans les années 80 à Clermont-Ferrand.

La raison ? Très simple. Le clan MICHELIN qui tenait et tient sans doute encore un peu la bonne ville de Clermont-Ferrand trouvait que les "philosophes" étaient des propagateurs d'idées dangereuses et... révolutionnaires ! Le nid du LCR...

Donc les étudiants apprirent qu'un projet avait été proposé, sinon imposé au Président de l'Université de Clermont-Ferrand, visant à obtenir la fermeture de cette "école du vice", la philosophie, par MICHELIN.

 Branle-bas de combat : en une journée, la faculté fût occupée et son président kidnappé. Dans son bureau !

Ils obtinrent de pouvoir conserver l'enseignement  de la philosophie. Ce qui resta des entretiens avec le président de l'université fut le sentiment à peine partagé d'une dépendance intellectuelle, parce que... financière ? parce que... politique ? avec le clan MICHELIN.

En somme, l'application avant l'heure de la loi sur l'autonomie des universités visant à faire plier le monde universitaire devant les contraintes du marché et des patrons.

 

 

 

Retrouvons-nous tous à la soirée participative de soutien aux mandarins de la révolte :

 

 

Je viens de recevoir le fascicule que j'avais commandé l'autre jour.

Je me suis beaucoup moqué des "mandarins de la révolte" qui seraient à l'origine de ce livre. Il n'est pas impossible que je doive leur présenter mes excuses. Ce petit bouquin que je viens de feuilleter me plaît. 

D'abord, parce qu'il est court. 63 pages petit format.  J'ai un a priori sur la question, comme sur pas mal d'autres. Je pense que quand on a quelque chose d'important à dire, on n'a pas forcément besoin d'une grande quantité de mots.

Ensuite, le sommaire me plait. Je vais le scanner et le mettre en ligne, ici même.

Et pourquoi ne pas commenter, au fur et à mesure de la lecture ? 

Le premier paragraphe de l'introduction également me plait. Le voici :

"La connaissance est une arme. Une arme à double tranchant. Les forts comme les faibles peuvent s'en emparer et la tourner à leur profit, même si le plus souvent, les dominants d'espèces diverses, assurés de leur autorité, bardés de titres et de reconnaissances, confiants en leur mérites et en leur avenir, prétendent au monopole du savoir".

Oui. C'est juste. Mais les dominants ne prétendent pas seulement au monopole du savoir. Ils l'exercent. Ils le protègent. Ils se le gardent. Ce qui fait que les dominés n'en bénéficient pas. Donc le savoir n'est pas une arme disponible pour les forts et les faibles. Dans la pratique, les forts s'arrangent pour que les faibles n'accèdent pas au savoir, ou alors, à un faux savoir, un savoir illusoire.

jpylg

Il y a quand même quelque chose de paradoxal dans ce "fil". C'est qu'il semble indifférer totalement un public où, pourtant, les universitaires spécialistes des sciences sociales, sont très largement représentés.

En réalité, je ne suis pas surpris. Oserais-je dire que j'ai déjà, ici même, sur le forum de Médiapart, rencontré plusieurs fois le même symptôme ?

 

jpylg

 

La faute d'orthographe à accentuer est de votre serviteur.

J'ai déjà suffisamment de reproches à faire aux mandarins de la révolte. Inutile d'en rajouter. -- jpylg

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  • 29/06/2013 10:03
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Les mandarins commencent à s'apercevoir que eux aussi vont être  soumis à la politique néolibérale . Alors il faut qu'ils prouvent absolument qu'ils sont utiles s'ils ne veulent pas disparaître . Finalement , ils rentrent dans la logique qu'ils veulent combattre . Ils cherchent une raison d'exister comme si on ne pouvait pas exister sans raison .

 

Le problème qui me semble se poser est celui de leur sincérité.

Il s'agit d'un collectif d'experts des sciences humaines. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas dans le lot qui soit sincère.

Mais en tant que corps social, ce corps des experts devrait s'interroger sur sa  propre responsabilité dans la situation qu'ils dénoncent - le silence qui les opprime, à les en croire - et, en fait, ce qu'ils font, c'est de dire que c'est de la faute de l'autre, en l'occurrence l'Etat.

Ils disent aussi qu'on va voir ce qu'on va voir. On va les entendre. Ils vont passer à la contre-attaque. Fort bien. J'aimerais, en effet, que l'on entende l'un ou l'autre ici.

jpylg

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  • 29/06/2013 11:07
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Ils font un livre , c'est sympa ? Sauf qu'ils ne se posent pas la question qui va le lire ?

Ils disent aussi on va aller à la rencontre de la population , ça part d'une bonne intention . Mais pour le moment sur  le marché de ma ville , je ne rencontre que des militants politiques qui me balancent leurs tracts..

 Quant à débattre s'ils font comme ici ,c'est pas engageant ;

 

C'est exactement le problème que je voudrais poser. D'ailleurs, je poste dans un instant un autre message à ce sujet.

jpylg

Donc les experts en sciences sociales se plaignent du silence où ils sont enfermés. Ils voudraient que les résultats de leurs travaux soient débattus.Ils voudraient qu'on les entende.

Comment  ne pas être d'accord ?

 Toutefois, j'ai deux questions subsidiaires :

 1) Est-ce seulement les politiques néo-libérales qui font qu'ils ne sont pas entendus ? N'y a-t-il pas d'autres causes aussi ?

2) Est-ce qu'eux-mêmes écoutent. N'y a-t-il pas, dans le corps social, d'autres groupes qui auraient aussi droit à l'expression et qu'eux-mêmes, les experts, n'entendent pas ?

 jpylg

En fait, nos experts en sciences sociales rêvent.

Ils rêvent que se renouvelle le coup du jackpot de Stéphane Hessel:

"Indignez-vous !"

jpylg

 

Que personne ne manque tout à l'heure le JT de 13 h. et, ce soir, celui de 20h.

Naturellement, les citoyens ont le droit de choisir leur chaîne. On est en démocratie.

jpylg

  

Ces quelques mots, les chercheurs en sciences sociales assimilés à des "chasseurs de mythes", l'utilisation des armes de la science pour lutter contre les hypocrisies, les mensonges, les ségrégations et les violences des sociétés inégalitaires m'intéressent beaucoup.

Je les commente sur un autre fil consacré à l'état cérébral des gauches :

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff/270613/etat-cerebral-des-gauches-audition-par-le-pc

 

Il y a du travail pour les futurologues !

Ne soyons pas coupable de ne pas penser au futur !

Nous avons l'impérieux devoir de laisser en héritage une terre vivable.

Comment faire ?

Les recherches fondamentales et les recherches appliquées sagement, sont impératives !

L'espèce humaine est prédatrice !

La nature et l'humanité sont en danger ! 

La terre nous appartient-elle ?

Avions-nous le droit de nous approprier la pechblende pour aboutir à une probable tragédie?

Est-ce irréversible ?

Il est impératif et urgent pour nous et le futur de notre planète, de mener une action réfléchie, intelligente et énergique, contre le nucléaire et ses multiples et insidieuses maladies, qui s'ajoutent, aux maladies induites par les multiples et insidieuses pollutions diverses.

Un autrement s'impose. Soyons Européens exemplaires dans le monde !

Il faut créer un destin!

Il y a du travail pour les futurologues !

 

Emblavons le bon grain                              Raymond Chermat

 

 

 

 

 

 

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  • 02/04/2014 22:28
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Nous sommes en avril 2014, Fioraso vient de se faire lourder (sans doute pour rentrer à Grenoble pour défendre son Minatech et ses nanotech face à l'avancée de la liste Piolle....!) , mais rien n'a changé. Les mêmes responsables des SHS, installés sous Sarkozy et Pécresse sont TOUJOURS au CNRS ( le Dir de l'INSH...), ; les mêmes apparatchiks du Ministère  et de l'ANR sévissent plus que jamais sur les SHS ; la même complicité apeurée des mandarins à cet ordre social ( à de rares exceptions près)...  Car le problème est bien là, la servitude volontaire incommensurable dont est capable ce milieu de "chercheurs ou en seignants chercheurs", souvent aussi médiocres que pétris d'égoïsme compétitif, incapables de la moindre solidarité sociale, ....et qui donc fait le dos rond depuis les années 80 devant les pouboirs politiques (de gauche et de droite) et sont rentrés dans le moule des IDEX, EQUIPEX, LABEX et autres marques du collier .

On va voir  comment va procéder, en avril 2014,  B. Hamon, et avec quel secrétaire d'Etat au supérieur ...?  :-))

Arcgh....!  J'ai parlé trop vite !! Je lis dans le Monde de ce jour (2 avril 2014) : "Geneviève Fioraso a perdu son ministère, mais elle devrait être nommée, d'ici à mardi 8 avril et sauf surprise de dernière minute, au poste de secrétaire d'état à l'enseignement supérieur et à la recherche."....Après la claque électorale, le cloaque gouvernemental...  Sauf surprise!

Merci Benoît!

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Les citations de Geneviève Fioraso sont extraites d'un entretien que la ministre nous avait accordé fin août et qui avait donné lieu à la publication de l'article « Université : la remise en ordre pas la révolution ». Cette partie de l'entretien qui ne portait pas directement sur l'université n'avait pas été publiée.