Au CHU de Pointe-à-Pitre, la crise sociale s’incruste

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«Nous subissons une double pénalité. D’abord la réduction des moyens, comme en métropole, que l’on subit de plein fouet. Ce à quoi s’ajoutent les conséquences de l’incendie de fin 2017. » Philippe Belair, à la tête du syndicat FSAS-CGTG, tente de résumer la situation qui provoque aujourd’hui une mobilisation sociale inédite au sein du CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. L’hôpital universitaire a été le théâtre d’un incendie en novembre 2017 qui a conduit les autorités sanitaires à déménager certains services – dont des blocs de chirurgie et l’unité parents-enfants –, désorganisant et dégradant les soins selon les syndicats, et accentuant la crise de fond de l’hôpital.