La fabrication parisienne des élites

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C'est sans doute un vrai problème de consanguinité sociale et qui expliquerait la déliquescence des dites élites auxquelles les réalités échappent globalement puisqu' issues et florissantes dans un écosystème très étroit et protégé ?

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  • 12/10/2011 19:53
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Personnellement je trouve ca choquant, mais pas pour les mêmes raisons que vous : l'une des principales causes de réussite de ces prépas, c'est la qualité des lycéens qu'ils recrutent, et ils vont allegrement les prendre en province ou en banlieue s'ils en trouvent des assez bons en math et en physique prêts à candidater chez eux.

 

Alors ramener le problème de représentation sociale des grandes écoles en général ( et des formations de niveau master au sens large puisque ils ne s'en tirent pas franchement mieux) à 3 prépas parisiennes/versaillaises, et une poignée d'écoles, sur des raisonnements qui en plus sont faux, c'est vraiment du foutage de gueule.

 

Les stats montrent qu'il y a déjà un problème de représentativité au niveau de la 1ère S (aggravé de celui déjà existant en seconde générale en fait). Et on rajoute dessus des lycées qui font allegrement et ouvertement du hors programme alors que d'autres s'en tiennent à la préparation du BAC, des profs à la qualité et à la motivation assez inégale et surtout un déficit d'information sur l'orientation et d'investissement dans le devenir de leurs élèves massif dans les "petits" lycées.

Un "grand" lycée public coté pousse ses élèves à tenter les meilleures classes prépas. Dans mon lycée, le coeur de cible s'était l'IUT avec médecine, quelques écoles d'ingé sans prépa ou des prépas de deuxième ou troisième zone pour les meilleurs. Demander une prépa parisienne, c'était impensable (déjà que la meilleure de la région...), alors que des élèves avaient clairement le niveau d'y réussir.

Dans ce cas la composition des classes prépas ne sont pas surprenantes ! Vous n'imaginez même pas le nombre d'élèves brillants qui s'autocensurent sur le choix de leurs études supérieures : candidatures dans des prépas moins cotées, dans des écoles d'ingé sans prépa et etc... Il suffit de comparer les choix d'orientations des mentions TB au bac en fonction de l'établissement d'origine, ou de voir tous ces gens mal-orientés qui réussissent brillamment aux meilleurs concours alors qu'ils étaient dans des petites prépas qui n'avaient même pas l'ambition de les y préparer (oui ca aussi, ca fait partie des choses que les mecs des "petits" lycées découvrent sur le tas et souvent trop tard, que la plupart des prépas (et en particulier toutes les classes non étoilés) ne cherchent même pas à les préparer aux meilleurs concours, et que les mauvaises réputations des "grandes" prépas sont souvent bien manichéennes ).

Les conseillers d'orientations sont débordés et n'ont pas le temps pour les bons élèves, un nombre impressionnant de profs principaux semblent rien connaitre à l'enseignement supérieur et ne pas s'y interesser le moins du monde. Les autres profs sont souvent tout aussi attentistes. Alors qui va aider et pousser tous ces jeunes qui ont les compétences mais qui croient que la prépa c'est pas pour eux ? Qui survolent le lycée sans objectifs precis et sans motivation particulière ? Qui se rendent compte de l'importance des notes et des appréciations de première trop tard ?

Et d'ailleurs, ces requins des grandes prépas parisiennes le savent très bien : sur tous leurs sites il y a écrit : ne vous autocensurez pas ! Envoyez vos dossiers de candidature, si on vous prend, c'est qu'on estime que vous pouvez le faire ! Problème, à part le type qui de toute facon avait envisagé d'y candidater, qui va sur leur site ?

 

Alors bravo aux journalistes qui ont encore réussi à noyer le poisson et ne sont toujours pas foutu de faire leur boulot en faisant un article de fond sur le sujet, au delà des clichés et des interprétations pitoyables de chiffres hors contexte.

J'ai du mal à comprendre votre colère. Il semble que vous disiez la même chose que l'article du Monde....
Moi j'ai un petit frère autodidacte qui est ingénieur en informatique sur Paris à 24 ans il en fait baver plus d'un !! en plus ont est issu d'un milieu ouvrier!
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